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"Ulysse from Bagdad" de E.E. SCHMITT

    "Je m'appelle Saad Sadd, ce qui signifie en arabe Espoir, Espoir

et en anglais Triste Triste"

 

Ulysse from bagdad

 Résumé: Saad Saad est un jeune irakien qui ne veut plus vivre dans son pays. Le régime de Sadam Hussein est terrible, le pays est dévasté par l'embargo suivi de la guerre, les attentats fleurissent autour de lui. Dans ce voyage semé d'embuches, le jeune homme va traverser plusieurs pays.

 

L'auteur met ainsi en avant 2 sujets graves: la guerre et l'immigration clandestine.   Comme à son habitude, l'auteur nous fait partager ses réflexions sur les hommes d'aujourd'hui en temps de guerre ainsi que sur nous, occidentaux face à la misère des autres. Il le fait en douceur en nous sensibilisant sans brutalité.

Pourquoi ce titre ?

"Prenant à rebours Homère, puisque la guerre a lieu en Ithaque/Bagdad, l’auteur respecte certaines des étapes du voyage d’Ulysse, notamment la trêve amoureuse auprès de Nausicaa, représentée dans le roman par une jeune femme italienne, amoureuse de Saad et généreuse. La magie est aussi partie prenante de l’intrigue : avec la figure du fantôme du père en mentor, et la réapparition inattendue de certains personnage."   (extrait d'un article de blogueur)

 Extrait:

" L'homme lutte contre la peur mais, contrairement à ce qu'on répète toujours, cette peur n'est pas celle de la mort, car la peur de la mort, tout le monde ne l'éprouve pas, certains n'ayant aucune imagination, d'autres se croyant immortels, d'autres encore espérant des rencontres merveilleuses après leur trépas.

La seule peur universelle, la peur unique, celle qui conduit toutes nos pensées, c'est la peur de n' être rien. Parce que chaque individu a éprouvé ceci, ne fût-ce qu'une seonde au cours d'une journée: se rendre compte que, par nature, ne lui appartient aucune des identités qui le définissent, qu'il aurait pu ne pas être doté de ce qui le caractérise, qu'il s'en est fallu d'un cheveu qu'il naisse ailleurs, apprenne une autre langue, reçoive une éducation religieuse différente, qu'on l'élève dans une autre culture, qu'on l'instruise dans une aure idéologie, avec d'autres parents, d'autres tuteurs, d'autres modèles. Vertige!

Moi, le clandestin, je rappelai tout cela....  "

Cet extrait me parle beaucoup... les peurs qui engendrent nos angoisses, notre agressivité, nos silences... la France, ce pays qui est le mien avec toute la chance que cela comporte.....   

A lire également:

"Le cycle de l'invisible avec Milatera, Mr Ibrahim et les fleurs du Coran - Oscar et la dame en rose - L'enfant de Noé

La part de l'autre - Odette toulemonde - La rêveuse d'Ostende

 

 

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"Le cri de la mouette" de Emmanuelle LABORIT

cri-de-la-mouette.jpg   

       Le cri de la mouette est un roman biographique d'Emmanuelle laborit avec la collaboration de Marie-Thérèse Cuny, paru en septembre 1994 chez l'éditeur Robert Laffond dans la collection vécu.

 

      La comédienne, sourde de naissance, retrace ses souvenirs d'enfance, son apprentissage de la langue des signes, son adolescence, période éprouvante où elle essaye de forger sa propre personnalité, aidée par sa sœur.Le cri de la mouette est le style de cri que pousse Emmanuelle pour tenter de se faire entendre et comprendre car son handicap sera découvert assez tardivement..

      C 'est grace à son père qui va l"emmener aux etats Unis que l'auteur va accéder à l'apprentissage du langage des signes. Le monde s'ouvre enfin à elle!

      Mais l'adolescence va être difficile, constater que les sourds font partie d'un monde à part la révolte. Elle se replie et bascule vers des expériences assez risquées (alcool, boisson, vol, amour). Heureusement, elle se reprend et passe son bac.

      Grace au théâtre elle lutte pour faire reconnaître les droits des sourds.Elle remporte le prix Molière en 1993 pour  "Les enfants du silence".

 

      Ce témoignage d'une jeune fille qui a 22 ans a déjà découvert le désespoir, le rejet, la solitude, le doute mais aussi le bonheur, l'entraide et la gloire est encore une belle leçon de vie!

      Voici un petit extrait sur le thème de l'adolescence:

"L'adolescence est terrible pour certains jeunes. Sourds ou pas. Il y a ceux qui naviguent à l'aise entre treize et dix-huit ans, sans problème, ceux qui se trompent de sillage, ceux qui foncent dans la tempête, comme moi, ceux qui n'en reviennent jamais, et ceux qui attrapent un jour une bouée, pour sortir la tête de l'eau. Ca dépend de tellement de paramètres: éducation, caractère, amour, milieu. L'adolescence est une alchimie compliquée. On cherche la pierre philosophale comme si elle existait."

     Bon à savoir!

Voici 2 autres extraits que je trouve intéressants.

"L'histoire des sourds est une longue histoire de combat. Quand, en 1620, un moine espagnol a inventé les rudiments de la langue des signes, que l'abbé de L'epée l'a développée plus tard, ils ne se doutaient pas que le formidable espoir qu'ils avaient donné au monde des sourds allait s'éteindre brutalement. L'abbé avait fondé un institut spécialisé dans l'éducation des sourds.

Au XVIII ème siècle, sa renommée fut si grande, que le roi Louis XVI vint admirer son enseignement. C'était une révolution, tout le monde s'y intéressait.

Au, XIXème , c'est l'interdit officiel. La "mimique" ainsi qu'on l'appelle, doit disparaître des écoles. Refusée, parce que indécente et empêchant soi-disant les sourds de parler! Ecartée parce que cataloguée comme  "langue des singes".

On a ainsi obligé les enfants à articuler des sons qu'ils n'avaient jamais entendus et n'entendraient jamais. On a fait d'eux des sous-développés. Médecins, éducateurs, Eglises, le monde des entendants s'est uni avec une violence incroyable contre nous. Seule la parole était reine.

Il a fallu attendre le décret de janvier 1991 pour que l'interdiction soit levée. Pour que les parents aient le choix du bilinguisme pour leurs enfants. Un choix important, car il permet à l'enfant sourd d'avoir sa propre langue, de se développer psychologiquement, et aussi de communiquer en français oral ou écrit avec les autres. Il s'était écoulé un siècle...." extrait pages 187 et 188.

Le principe du décret  de 1991 a été renforcé par le décret du 3 mai 2006 relatif au libre choix du mode de communication. (Source Wikipédia)

 

 

 

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"Prodigieuses créatures"' de Tracy CHEVALIER

 

prodigieueses-creatures.pngC'est à l'occasion de la visite d'un tout petit musée des fossiles à Tourtour que Maryse, amie marseillaise, m'a parlé de ce livre .... Je lui laisse la main....

  Bonjour,

     C'est un livre qui parle de l'amitié entre deux femmes de classe sociale différente vers 1810.

 La première est une aristocrate désargentée qui va vivre avec ses 2 soeurs dans une petite ville anglaise dans le Dorset.

 La deuxième est une jeune fille pauvre passionnée de fossiles dont regorge la plage de Lyme Régis.

L'aînée aidera sa cadette à entrer dans ce monde  scientifques réservés aux hommes qui acceptent mal qu'une femme, de petite naissance de surcroit, puisse en savoir plus qu'eux.

Les fossiles font peur car ils parlent d'un temps révolu.

Est-ce concevable ? L'amitié est là pour aider à vivre et faire des découvertes sur la création du monde.

C'est un livre sur une histoire réelle où il y a peu d'intrigue, mais où la vie est bien présente dans tous ces aspects : société , moeurs, sentiments humains, rivalités et Passion.

 

 

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"L'inconnu de Birobidjan" de Marek HALTER

inconnue-de-birobidjan.jpgDu kremlin au Birobidjan, du goulag aux prisons du KGB, du théâtre yiddish à Broadway, Marek Halter nous fait découvrir la vie tumultueuse de Marina Andréiva ou Maria Aron qui a 19 ans en 1932.

1950 - New York : Après Orson Wells et Arthur Miller, Mc Carthy et son équipe interroge une certaine Maria Aron accusée d'être entrée en Amérique avec un faux passport et d'avoir espionné pour le compte de l'URSS.

Pendant 4 jours, nous assistons au procès de cette jeune comédienne qui crie son innocence et attaque le système maccarthyste de l'époque.

Nous évoluons dans la deuxième guerre mondiale et son après guerre (1932-1945 et 1950) par le biais du récit de Marina et de flash back de façon très agréable et très claire. L'écriture est très belle.

 Les thèmes abordés sont multiples:

- La période extrèmement trouble de la deuxième guerre mondiale aux Etats Unis et en Russie

- le peuple juif  ses rites et sa richesse intellectuelle

- la domination de Staline sur les juifs mais aussi sur son peuple 

- le théâtre,

- la justice et l'injustice,

- le maccarthysmes (chasse aux communistes)

En fin de roman, une carte ainsi que quelques repères historiques nous aide à éclaircir cette période très sombre et mal connue.

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"Chemins d'errance" de Sophie DAOUT

chemins-d-errance.png

 

Mère de deux enfants, Sophie Daout se retrouve désenfantée...

Avec beaucoup de simplicité, Sophie Daout nous confie sa vie familiale avec tous ses malheurs et tous ses esppoirs.

Dans ce récit biographique au style concis et simple, elle fait alterner les textes échangés entre elle et Lionel, son fils et ses réflexions et analyses qui en découlent.

Elle met en partage ses sentiments qui ne sont qu'affectivité, amour, confiance, espoir et déception.

Je ne ressors pas indemme de cette lecture mais riche de l'expérience de cette maman courageuse...

Elle dit elle-même: "Moi, courageuse? Pas du tout! Mais je n'ai pas le choix! Je veux donner du sens aux jours qu'il me reste à vivre. Je veux m'émerveiller encore, je veux pouvoir rire et pleurer, je veux pouvoir entendre la souffrance de l'autre, je veux me blottir dans la tendresse de mes amis... Je veux que vous soyez fiers de moi, mes fils."

C'est beau et tellement vrai. 

 

 

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"Moi, j'attends de voir passer un pingouin" de Geneviève BRISAC

moi-j-attends.png Quatrième de couverture: Comment se révolte-t-on contre l'idiotie, les pouvoirs, la cruauté, la violence?

Première par ordre d'apparition, Céleste veut un aspirateur et un peu de raison dans la maison. Nelson, le fils rebelle recueille le rat de laboratoire de son ami JP installé à demeure devant l' Hippopotamus. A qui et à quoi s'ajoutent des tas d'autres pesonnages, hommes ou bestioles, familiers ou légendaires. Tout un monde de liberté à conquérir, d'ourlets défaits, de buffles qui pleurent, de chats aveugles, de filles cruelles et inconscientes.

Une arche de Noé urbaine, contemporaine , joyeuse et courageuse."

 

Mon avis: Moi, j'attends encore le pingouin et ne sais pas quoi penser de ce livre... Je ne vois pas vraiment la révolte non plus...Je crois ne rien avoir compris et je reste perplexe!

Ce livre fait partie de la collection Pabloïd. Pablo Picasso affirme que les thèmes fondamentaux de l'art sont et seront toujours: "la naissance, la grossesse, la souffrance, le meurtre, le couple, la mort, la révolte et peut être le baiser." Il les appelle emblèmes. Geneviève Brisac a choisi La révolte.  La collection Tabloïd donne carte blanche à des écrivains pour composer un texte à partir de l'un de ces huit thèmes, en voici le 3ème titre.

Ce livre a été acheté pour la bibliothèque et n'ai pas emprunté par nos lecteurs. Alors j'ai fait l'effort de le lire mais je me vois mal le conseiller! Peut être que l'humour de cet auteur ne me convient pas... Dommage !

J'attends votre avis!

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"Le mal noir" de Nina BERBEROVA

mal-noir.jpg         Voici un petit roman de 100 pages qui m'a fait découvrir cet auteur; née à St Pétersbourg, elle vit aujourd'hui à Paris.

          Dans ce roman, nous découvrons un homme Russe qui veut découvrir les Etats-Unis. Pour financer son départ, il laisse une paire de boucles d'oreille au Mont de Piété, mais une des pierres a "le mal noir" et ne vaut rien... 

         En trois temps, en trois lieux différents, Nina Berberova dresse le portrait de trois femmes qui ont compté pour lui.

  "Si rien de ce que vit cet homme n'est gai, si tout le roman est baigné de mélancolie, il s'en dégage une grande force et la nécessité de se battre, quoi qu'il arrive".

Me suggérez-vous d'autres titres de cet auteur?

 

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