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Fille de la colère de Michel PEYRAMAURE

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        Résumé: Marianne Michel est servante chez les Damahis, propriétaires d'une grande ferme, Marianne fait partie de la famille à tel point que; en 1830, elle met au monde une fille du nom de Louise.  Le nom du père reste caché, est-ce Mr Demahis ou son fils qui a engrossé Marianne?

      Louise sera protégée et instruite par le couple. Elle apprend à lire, à écrire mais n'aime pas compter. Rousseau sera son compagnon de lecture.

      Au décès de ses maîtres, Louise et sa mère doivent quitter le "château" de Vroncourt en Haute-Marne, un petit pécule reçu en héritage leur permet de se reloger.

      Louise se destine à l'enseignement, réussit son examen au 2ème essai et est "sous-maîtresse", le mot institutrice n'existait pas encore. Liée d'amitié avec Julie, elles fondent une école libre dans un petit village de hte marne.

      C'est à cette époque que Louise correspond avec Victor Hugo  qu'elle admire, ils échangent des poèmes.

      Louise montre un peu trop ses idées , elle apprend des chants révolutionnaires à ses élèves, et l'inspecteur lui demande de quitter son poste. Elle part pour Paris avec Julie, ensemble, elles créeent plusieurs écoles à Montmartre où elle veut nourrir et éduquer les enfants du peuple.

     Elle se fait connaître de Clémenceau, Jules Valles, Rochefort, Théophile Ferré (son seul amour), ces hommes vont l'influencer, l'épauler moralement et financièrement.

     Durant la Commune, elle tiendra seule la barricade de la place blanche qui sera le dernière à tomber.

     A cause de ses actions révolutionnaires, elle est arrêtée et  échappe à la guillotine mais pas à l'exil en Nouvelle calédonie, où elle enseigne et oeuvre pour et avec les Malgaches.

     Amnistiée, elle revient à Paris en 1880, elle est toujours révoltée et anarchiste.  La "vierge rouge", c'est son surnom, est une militante anarchiste et franc-maçonne aux idées féministes; c'est la 1ère femme qui arbore le drapeau noir, le drapeau de la misère du peuple; elle collabore à des journaux d'opposition comme le cri du peuple. Elle a été volontaire pour aller seule à Versailles pour tuer Thiers..... heureusement, le projet n'aboutit pas

      Elle va s'éreinter en parcourant la France, Alger et Londres pour faire ses conférences, qui lui rapportent de l'argent mais qu'elle donne tout de suite aux journalistes et organisateurs de ses conférences.

     Elle mourra pauvre d'une pneumonie en janvier 1905 à Marseille. Une foule de plusieurs milliers de personnes sera présente à ses obsèques.

 

       Mon avis: L'écriture vivante de M. Peyramaure, nous permet de découvrir cette fille de colère à travers les années et les évènements politiques. Très intéressant.