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Qui se souvient des Hommes... de Jean RASPAIL ♥ ♥ ♥ ♥

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     L'auteur: Jean Raspail, est un écrivain, journaliste, voyageur et explorateur français, consul général autoproclamé de Patagonie né à Chemillé-sur-Dême (Indre-et-Loire) en 1925.  

      Pendant ses vingt premières années de carrière, il court le monde à la découverte de populations menacées par la confrontation avec la modernité. Son premier voyage, placé sous le signe du scoutisme, en 1949 l'emmène en canöe de Québec à La Nouvelle-Orléans. Il rallie notamment la Terre de Feu à l'Alaska en automobile (du 25 septembre 1951 au 8 mai 1952) puis dirige une expédition française sur les traces des Incas en 1954.

      Un certain nombre d'ouvrages évoquent la Patagonie, à travers la revendication du royaume de Patagonie et d'Araucanie par Orélie-Antoine de Tounens, avoué de Périgueux, dans la seconde moitié du XIXe, tout autant que dans l'évocation de l'histoire et du destin de ces régions du bout du monde, notamment dans Qui se souvient des hommes... .  (eXtrait de Wikipédia).

      Jean Raspail n'est pas toujours appécié pour ses idéees très  tranchées.

      Il dénonce l'immigration qu'il estime être un fléau. Il pense que, au contact de peuples dit civilisés, les peuples indigènes perdent leur culture. Il est contre le métissage des peuples qui, selon lui, uniformiserait les différentes cultures humaines. Dans ce livre, il démontre que, au contact des occidentaux, un peuple entier se meurt, d'une mort lente mais inexorable.

     Le résumé: L'auteur retrace la découverte du peuple  Alakaluf par les premiers marins qui ont exploré La terre de Feu à l'époque de Darwin (environ 1850). Il raconte comment ce peuple a été repoussé depuis le détroit de Bering jusqu'à l'extrémité sud de l'Amérique par des peuples plus forts et plus agressifs qu'eux.

      Nomades, ils vont se déplacer entre les îlots grâce à leurs canots dans lesquels ils transportent l'indispensable (des braises pour le feu, de la graisse pour s'en recouvrir et se protéger du froid ainsi que quelques aliments pourrissants). Ils s'arrêtent dès qu'une berge permet l'installation d'un camp. 

      Alors que ces hommes ont survi dans cet environnement hostile, (grands froids, tempêtes répétitives, humidité permanente) résistant à ce milieu liquide dont les quelques îles sont couvertes de forêts impénétrables; la civilisation occidentale, désireuse de les "humaniser" va favoriser leur disparition.  

     Les idées abordées dans ce roman:

      - L'histoire du peuple Alakuf, la perte de son identité, la mort de ce peuple;

      - Le rôle des missionnaires;

      - La faculté d'adaptation de l'homme (ou la non faculté); 

      - La géographie de l'extrème sud de l'Amérique;

      - Le courage et la curiosité de ces "marins conquérants" qui ne savaient pas où ils allaient, cherchant un passage entre les deux océans;

      - Le destin d'un peuple perdu d'avance (alors que le peuple Inuit a réussi à survivre dans un milieu peut être moins hostile);

      - Quelques grands hommes: Darwin et ses travaux sur l'évolution de l'espèce humaine; Magellan et ses expéditions;

       Pour raconter ce peuple, Jean Raspail a choisi un personnage - Lafko - que le lecteur suit de la première à la dernière page. Lafko regarde se dérouler l'histoire (Henri le navigateur, les vaisseaux de Magellan, La curiosité de Drawin, les missionnaires...) et la subit.

       Ce roman, qui est plutôt l'histoire de la tragédie d'un peuple, nous interpelle vraiment sur le droit que nous avons, nous "civilisés" sur les peuples indigènes, est-ce un droit ou un devoir...

Je pense aux Imbas que les Namibiens tentent de scolariser pour qu'ils accèdent à la culture (enfin... notre culture).

Est-ce que chaque peuple n'évolue pas à son propre rythme comme nous l'avons fait nous-même ancêtres de Cro Magnon....

Est-ce que précipiter les choses ne contrarirait pas ,au contraire, cette évolution... 

Je ne sais pas, je ne suis pas spécialiste ... mais l'espace "commentaires" de ce blog vous est ouvert !