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DUONG THU HUONG : Terre des Oublis

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Je vous présente Duong Thu Huong, romancière et dissidente vietnamienne, âgée de 65 ans.

Elle s'est battue pour la démocratie au point d'être arrêtée et emprisonnée sans procès. Aujourd'hui, elle vit en résidence surveillée à Hanoi. Son oeuvre est publiée dans le monde entier.

Cet été j'ai lu deux romans de Duong Thu Huong, le premier de sa bibliographie : " itinéraire d'enfance " qui raconte l'histoire d'une gamine vietnamienne espiègle et courageuse qui se rebelle contre l'injustice. J'ai aimé ce premier roman qui m'a donné envie de lire cette fois le dernier paru, grand prix des lectrices de Elle en 2007 :  " Terre des oublis", que j'ai ADORé !

L'action se situe au coeur du Vietnam dans un village où les traditions ont la vie dure. Cest ainsi que lorsque le premier mari de Miên supposé mort à la guerre du Vietnam depuis longtemps rentre au village, la jeune femme doit, sous la pression communautaire, se résoudre à aller vivre avec lui. Mais Mien ne peut oublier Hoan qu'elle aime et avec qui elle a un enfant..

Passant de l'un à l'autre des personnages de ce triangle tragique nous partageons avec un intérêt grandissant leur quotidien puis leur passé au sein d'une société pétrie de principes moraux et politiques. Il me semble que ce livre pourrait figurer dans ta bibliothèque publique Mireille ! Je vous le conseille vivement à vous toutes fidèles lectrices !

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Connaissez-vous Marie-Hélène LAFON ?

Lors d'un de mes nombreux voyages en Auvergne, j'ai découvert à la bibliothèque de Sainte-Florine (ma ville de naissance) divers articles sur une écrivaine du pays Auvergnaat. elle est originaire d'Aurillac, dans le  Cantal. Elle se réclame de cette région rurale où elle est nèe, son écriture vient de là.

Elle a écrit d'abord des nouvelles, puis des romans. Je viens de lire : "Le soir du chien", ce n'est pas une lecture facile, l'atmosphère y est bien souvent lourde. Elle décrit bien son style par ces mots :

" L'écriture est une étreinte avec le matériau verbal. Et qui dit étreinte, dit lutte, violence, viol. C'est de l'empoignade, du corps à corps avec la viande des mots. "

Malgrè tout je vous recommande de découvrir cette auteure, son vocabulaire est très riche, elle a un doctorat de littérature Française, et son 1er roman : "Le soir du chien" a obtenu le prix Renaudot des lycéens.

Ci-joint quelques articles, qui, j'espère vous donneront envie de la connaitre.

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L'île des oubliés de Victoria HISLOP

ile-des-oublies.jpg Voici encore un 1er roman  et une bonne pioche !

 

     Le résumé: Alexis, une jeune anglaise, ignore tout de la vie de sa mère. Pour en savoir plus sur son passé, elle part en Grèce afin de visiter Plaka, le village natal de sa mère et de ses grands-parents.

Arrivée au village Crétois, elle aperçoit l'îlot de Spinalonga et décide de s'y rendre. Elle déhambule entre les ruines de l'hopital et des maisons qui ont accueilli les lépreux entre 1903 et 1954.

A Plaka, elle est reçue par Fotini la meilleure amie de sa tante, qui va dans un long récit dévoiler la vie de sa famille, récit étroitement lié à l'île de Spinalonga...

    "L'île des oubliés" est une saga dans laquelle 3 générations d'une même famille nous sont présentées révélant ses drames et ses secrets de famille.

      L'île de Spinalonga dans le roman: D'abord présentée comme un mouroir replié sur lui-même où les lépreux vivaient dans des conditions inhumaines, celle-ci évolua au fil des ans grace aux efforts et aux aménagements fournis par chacun de ses habitants.
Durant la seconde guerre mondiale, celle-ci fut largement épargnée par les Allemands qui craignaient trop que la lèpre ne contamine le continent.
Avant d'être désertée en 1957 à la suite de la découverte d'un traitement contre la maladie, elle était devenue une cité autonome, développant sa propre économie. Un village où il faisait même bon vivre et qui peut nous rappeler  le roman de "L'île de Guernesey" et ses éplucheurs de patates.

 

       L'île de Spinalonga dans Wikipédia! À l’est du village maritime de Plaka, situé àspinalonga.png 5 km au nord d’Elounda, juste en face de la pointe nord de la presqu’île, se trouve l’îlot rocheux de Spinalonga appelé également Kalydon. 

      Les Vénitiens construisirent en 1579, sur les ruines d’une acropole antique, une puissante forteresse destinée à protéger le port d’Elounda. Les hauts murs et les deux bastions circulaires, sur le dessus de la colline, permettaient à l’artillerie de commander l’entrée du port d’Elounda.

     Cette forteresse, dont il subsiste d’impressionnants vestiges, était l’une des places fortes les plus importantes et des mieux défendues de la Crète. Elle fut l’une des seules de toute la Crète, avec les forteresses de Souda (près de La Canée) et de Graboussa (au nord-ouest de la Crète et de Kastelli (Kissamou)), à ne pas tomber aux mains des Turcs, quand ceux-ci conquirent la Crète en 1669, après le siège de Candie.

    Tout au long du XVIIe siècle, la forteresse est restée dans des mains vénitiennes et était un refuge pour les chrétiens se sauvant des Turcs. Après avoir résisté près d’un demi-siècle à la suprématie turque, et après un ultime siège de 3 mois, les Vénitiens, durent finalement céder la place forte aux Turcs en 1715. Les Turcs s’y installèrent donc jusqu’au début du XXe siècle, quant à leur tour, ils furent chassés de Crète. Et là, on décida d’y parquer les personnes atteintes de la lèpre en Crète.

leproserie2.jpgLa léproserie, la dernière en Europe, se trouvait dans le fort vénitien, restauré par les lépreux qui y vécurent de 1903 à 1957. Il y en eut jusqu'à 300 - 400 vivant en communauté, avec les corps de métiers qu’on trouve dans n’importe quel village grec, du coiffeur au pope. Le dernier habitant, un prêtre, y aurait vécu jusqu’en 1962.

Aujourd’hui l’île est inhabitée ; elle reste toutefois un site touristique principal de la région. On peut y accéder, très facilement, par bateau à partir d’Agios Nikolaos (en 1 h à 2 h), d’Elounda (en 15 min) et de Plaka (en 5 min). 

      La léproserie: Il y a deux entrées à Spinalonga, l’une étant l'entrée des lépreux, un tunnel connu sous le nom de porte de Dante, l’autre étant la porte initiale située en face de Plaka (celle attaquée par les Turcs). Cette nouvelle ouverture a été pratiquée parce que les lépreux ne savaient pas ce qui pouvait leur arriver une fois débarqués dans l’îlot. Cependant ils ont reçu de la nourriture, de l'eau, l'attention médicale et les charges sociales. Précédemment, de tels agréments avaient été indisponibles aux lépreux de Crète, car ils ont, la plupart du temps, vécu dans les cavernes du secteur, loin de la civilisation. 

        L'île en vidéo:

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=sncak4g4TI4  

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La couleur du bonheur de WEI-WEI

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   L'auteur: Wei-Wei est née à Guangxi en 1957, au sud de la Chine.

Adolescente à la fin de la révolution culturelle, elle est envoyée à la campagne pour être rééduquée.

Après des études de français, elle séjourne à Paris, puis à Mandchester, où elle vit actuellement. Elle a également publié: Le yangtsé sacrifié et Fleurs de Chine.

    Le résumé: A 74 ans, Mei-Li raconte sa vie à sa petite fille chérie, "sa meilleure amie", Fan-fan...

Alors qu'elle a 16 ans en 1920, la jeune Mei-Li est mariée de force à un homme plus âgé et paralysé. D'un amour caché, Mei-Li a une fille, Bai-lan qui pourra choisir son destin mais l'arrivée au pouvoir du communisme en 1949 va détruire sa vie: son mari sera envoyé dans un camp de redressement pour avoir émis des idées différentes de celles du gouvernement. Elle divorcera pour protéger ses enfants et ne le reverra jamais.

Pour l'épauler Mei-Li rejoint sa fille et ses 2 enfants. Mei-Li sera le pilier de cette famaille, faisant face à tous les malheurs, toute la misère de l'époque; le regard toujours tourné vers la couleur rouge, la couleur du bonheur...

     Commentaire: Mei-Li est une sorte de "mère-courage" pleine de bonté, de générosité et d'espoir; ce qui rend ce personnage beau et attachant c'est cette volonté féroce qu'elle a de s'accrocher au bonheur, qu'elle "cueille" fleur après fleur pour l'offrir et le partager avec sa petite fille.

     Thèmes abordés: les traditions chinoises ancestrales et rigoureuses - la guerre contre le japon - la révolution culturelle - les cent Fleurs - la modestie

      Extrait: " Voilà. J'ai répondu à toutes tes questions, et ma vie n'a plus de secret pour toi. Tu connais mon histoire d'amour. Et tous ces gens qui ne cessent d'arpenter mon coeur lorsque la nuit avance. Oui, je suis très riche comme tu dis. Riche de ce que j'ai vécu, riche de l'amour que j'ai connu, riche de t'avoir aussi ma petite fille chérie et ma meilleure amie. Qu'est-ce que c'est le bonheur, tu me le demandes? Je ne sais pas. Je ne me suis jamais posé la question. Mais une chose est sûre: je l'ai connu. Ou plus exactement j'ai vécu des moments de bonheur. Pour moi le bonheur n'est pas quelque chose d'abstrait, mais l'accumulation des moments heureux que la vie m'a réservés et me réservera, innombrables. La question, c'est de savoir les saisir à la volée, les vivres pleinement. Quand j'ai revu ton grand-père Ming, j'ai été heureuse; quand j'ai su que j'étais enceinte, j'ai été heureuse; quand ...... heureuse... Ce sont ces moments lumineux et bien d'autres, parfois très brefs, mais toujours aussi réels, aussi palpables et aussi essentiels que le sel et le riz, qui ont adouci les coups durs du destin et qui m'ont fait sentir que, malgré tout, la vie vaut la peine de vivre ...Tiens mets ça à ton doigt. ainsi cette bague d'argent te suivra partout où tu iras comme un porte-bonheur. Mais souviens-toi de cela Fan-Fan: si jamais tu ne me retrouves plus à ton retour, ne pleure pas. Mets sur ma tombe une fleur de grenadier aussi rouge que le bonheur, et je saurai que tu es là ..." voici la denière page de ce roman qui illustre très bien l'ensemble de ce récit. 

La couleur du bonheur, Wei-Wei, Editions de l'Aube, 2002, 343 pages

 

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Le fleuve secret de Kate GRENVILLE

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        Résumé: Nous sommes à Londres en 1800; les docks, la pauvreté, la saleté, la violence de l'Angleterre qui, en plein boom économique, fait  le bonheur des uns et le malheur des autres; c'est là que vit William Thornhill.

      William Thornhill échappe à la mortalité infantile considérable à cette époque et ne veut plus avoir ni faim ni froid.

      Il a la chance de rencontrer le propriétaire d'un des bateaux qui transportent les marchandises et les gens d'un point à un autre de la Tamise ainsi que sa fille, Sal, la belle Sarah qui va l'accompagner durant toute sa vie.

      Jeunes mariés, Will et Sal réussissent à améliorer leur quotidien à force de travail et de petits trafics. Malheureusement, William devenu batelier tente une nuit de voler une cargaison de bois et se fait prendre sur dénonciation.

     Voué à la pendaison, Sal réussit à faire transformer sa peine;  il sera banni à perpétuité en Nouvelle-Galles près de Sydney et partira avec sa femme et leur jeune enfant.

     Mais c'est là que vivent les Darug (les autochtones) depuis près de 40 000 ans ...

et je n'en dévoilerai pas plus !

     L'auteur: Les personnages de Kate Grenville sont confrontés à la violence miséreuse de Londres puis à la vie difficile des forçats qui sont en fait les premiers colons d'Australie, mais aussi au racisme, à la peur, à la violence ...

    La lecture de ce livre est captivante car le fond historique est bien documenté. L'histoire est bien menée les personnages sont très arrachants et ... le lecteur ne lâche plus son livre!

 

Encore merci à l'amie qui m'a fait découvrir cette belle lecture.

Sur le même thème, Vous pouvez lire également: "L'amant de Patagonie" d'Isabelle Autissier 

 

    Pour en savoir plus, extraits de wikipédia:

   Les premiers habitants de Nouvelle-galles du Sud pays étaient les Arborigènes de la Nouvelle-galles du Sud depuis environ 40,000 ans. Le premier Européen à apercevoir le pays fut le navigateur anglais James Cook, en 1770. Le First Fleet First des colons britanniques est arrivé à SYdney en 1788. En 1901, la colonie est devenue un État de la fédération australienne.

En 1770, l'explorateur anglais lieutenant James Cook a noté ses impressions sur les Aborigènes de Nouvelle-Hollande (Nouvelle-Galles du Sud) dans son journal: « en réalité ils sont bien plus heureux que nous les Européens… Ils vivent dans la tranquillité qui n'est pas troublée par l'inégalité de la condition. La terre et la mer leur fournissent toutes les choses nécessaires pour vivre… Ils vivent dans un climat agréable et ont un air très sain… ils n'ont aucune abondance ».  Les autochtones australiens avaient vécu dans ce qui est maintenant la Nouvelle-Galles du Sud, pendant au moins 50 000 ans, de la chasse, la cueillette et la pêche.

L'arrivée de colons européens va avoir un effet immédiat et dévastateur sur eux. Ils n'avaient aucune résistance naturelle aux maladies européennes et la propagation d'épidémies de rougeole et de variole se propageant très loin au-delà des points de peuplement, va réduire radicalement leur population et perturber gravement la société autochtone. Bien qu'il y ait une certaine résistance à l'occupation européenne, en général, les populations autochtones ont été expulsées de leurs terres sans difficulté. La dépossession, la maladie, la violence et l'alcool ont réduit leur civilisation à l'état de vestige dans la plupart des domaines en moins d'une génération 

     Arrivée des Anglais

    En 1770 le capitaine James Cook explora une partie de l’Australie en partant de Sydney pour remonter jusqu’au Top End. Pendant l’année qu’il parcoura il a eu le temps de tous noter sur son journal de bord : cartes topographiques, vie de la faune et de la flore, l’accueil des aborigènes qui l’ont accueillis avec des lances. Toutes ces descriptions et ces notes ont été remises à sa Majesté Royale.   james cook endeavour 

        Les premiers colons Anglais arrivèrent sur ce grand continent peuplé de vide, en 1788 avec la conviction d’être les rois du monde. Ils débarquèrent dans la Nouvelle Galles du Sud jusqu’en 1868 avec les bagnards, les délinquants par faute de place dans les prisons en Angleterre. C’est comme ça que fut le premier envoi des premiers bagnards en Australie, et que les premiers massacres des aborigènes commencèrent. Par la suite les farmers et les squatters vinrent à leurs tours, puis les chercheurs d’or. Les premiers envahisseurs de l’Australie commencèrent à peupler ce continent et à y installer des règles jusqu’à la deuxième guerre mondiale. Ce fut le début de l’expansion, l’Australie commença à naître.

        Le massacre des aborigènes

      Les aborigènes furent chassés de chez eux, les hommes les femmes et enfants furent tués et massacrés sans scrupules juste pour prendre possession de leurs terres. De toute façon ils n’avaient pas les moyens pour se défendre, les colons s’en servaient comme esclaves pour travailler la terre. Les hommes dans les champs pour l’agriculture, les femmes aux taches ménagères, et les enfants restaient avec leurs mamans. Les colons ont évidemment amenés avec eux les maladies, comme la rubéole, le rhume et le smallpox qui décimèrent les aborigènes qui n'était pas immunisés car non existant sur ce continent..

       C’est pour cela que les Aborigènes se retranchèrent dans les territoires dit « aride » que les blancs hésitaient à explorer. Cet endroit était tellement désertique, ils se doutaient qu’ils leur manqueraient l’eau nécessaire à cet expédition.

        L'Abolition

      En 1950 ce fut l’abolition des camps pénitenciers dans la Nouvelle Galles du Sud et ce n’est qu’en 1953 que les aborigènes du territoire du nord pouvaient accéder à leurs droits de citoyenneté.

      Ce n'est qu'en 2008 que l'Australie reconnu officiellement les faits passés, le massacre des aborigènes et le vol de leurs terres.

 

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L'auteur nous parle souvent des casuarinas utilisée par les colons:

Les gracieux casuarinas des rivières et des côtes d'Australie, où on les appelle «chênes femelles» (she-oaks), apparaissent en Chine, en Malaisie, autour de la Méditerrannée, dans les Amériques et en Afrique. Leur bois est reconnu comme l'un des meilleurs combustibles du monde. Comme les acacias, ils fixent l'azote, améliorent et stabilisent les sols.

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Le fanal bleu de COLETTE

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    Le fanal bleu est le dernier ouvrage de Colette.

Ecrit en 1949, il nous entraîne de Paris à Genève en passant par Grâce et le beaujolais.Ce récit rassemble ses souvenirs, des scènes entre amis: Jean Cocteau, Marguerite Morino, Jean Marais.., des anecdoctes et des réflexions sur la vie et la fin de vie.

Tout au long de sa vie, Colette a amassé d'innombrables images. Elle en donne dans fanal Bleu une grande quanité, car ni le temps, ni la maladie n'ont pu atteindre sa vitalité et son talent... Une belle leçon de vie!

Colette, de son vrai nom Sidonie-Gabrielle Colette, est une romancière française née à Saint-Sauveur -en-uisaye dans l'Yonne. Néé le 28 janvier 1873, elle meurt à Paris le 3 août 1945.

Elle est élue membre de l'Académie Goncourt en 1945.

Si j'ai lu ce roman, c'est à la suite de la visite du musée de Colette où Denise m'a emmenée en 2008. J'ai lu ce roman ce mois-ci avec beaucoup de plaisir en savourant les images et le bonheur de vivre que Colette nous fait partager.

Voici le lien qui vous mènera vers le musée.

 link 

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Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler de Luis SEPULVEDA

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Littérature jeunesse pour 10 ans et plus.
         
     Résumé: Une mouette victime des déversements sauvages des pétroliers, vient mourir sur le balcon de Zorba, le grand chat noir. Avant de mourir, la mouette lui fait promettre de veiller sur l'oeuf qu'elle est sur le point de pondre, de protéger le poussin et de lui apprendre à voler.
Après bien des aventures, Zorba mènera à bien sa mission avec l'aide de ses amis chats du port de Hambourg...
 
     Thèmes abordés:
Les comportements huamins transcris au travers des animaux (cf : La ferme des animaux de Owell)
Le respect de la parole donnée
L'amitié et la solidarité
Les rencontres
Les différences
 
On retrouve une vraie société animale avec ses territoires, ses lois ainsi qu'une culture littéraire grâce au chat Jesaitout qui ne jure que par l'encyclopédie.
     
       Auteur: Luis Sepúlveda est né le 4 octobre 1949 à Ovalle, une petite ville du nord du Chili. Il milite très jeune au sein des Jeunesses communistes. Étudiant, il est emprisonné sous le régime de Pinochet . Il a été libéré contre huit ans d'exil en Suède, grâce à l'intervention d'Amnesty International.
Son premier roman « le vieux qui lisait des romans d’amour » a connu un succès mondial.
Je remercie Denise de m'avoir fait découvrir ce petit roman...
Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler, Luis sepulveda, Métaillé, 1996, 119 pages.   

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Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina KHADRA

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       Résumé: L'action se déroule en Algérie de 1930 à 1960.

Younes a 9 ans lorsque son père, paysan de père en fils, perd ses terres.

La famille part pour Oran où elle s'appauvrit de jour en jour. Le père doit se résoudre à confier son fils, Younes, à son frère pharmacien, marié à une française. Le couple est totalement intégré à la communauté pied-noir d'Oran.

Appelé Jonas par sa tante, le garçon s'émancipe au milieu de ses jeunes amis colons blancs, oubliant ses origines arabes.

Un jour, Emilie, jeune fille splendide, revient et va être convoitée par le groupe de jeunes ados; ils vont être pris entre la loyauté, l'égoïsme et l'amour tout cela sur fond de guerre d'indépendance.

La révolte algérienne va être très mal vécue par Younes qui voudra préserver l'amitié entre les 5 jeunes, l'amour de son oncle et de sa tante, mais il voudra également respecter les valeurs inculquées par son père (fierté, respect des ancêtres et des coutumes, respect de la parole données)....

Thèmes abordés:

L'Algérie coloniale de 1930 à 1960

La guerre d'Algérie pour l'indépendance

Le départ des "pieds-noirs" 

Mais aussi: l'amitié, l'amour, la misère, les valeurs etc...

J'ai aimé: Tout... l'écriture, le scénario, la véracité des faits...

J'aimerais.... voir le film d'Alexandre Arcady!

Ce que le jour doir à la nuit, Yasmina Khadra, Juillard, 2008, 413 pages.

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La chose qui ne pouvait pas exister de MOKA

la-chose-qui-ne-pouvait-exister.jpgAllez, je me relance dans la littérature jeunesse ....

Roman jeunsesse pour classes de 5ème/4ème.

        Résumé: Lucille se retrouve, plus ou moins contre son gré, embarquée dans un stage de voile, à bord du Bermuda. Jeremie, Romain, Floriane, Nadia, ses coéquipiers sont persuadés qu’elle est une « porte-poisse ».

En effet, plusieurs incidents surviennent au cours de ce stage : incendie, intoxication alimentaire.

Pendant ce temps, un monstre marin a surgi des profondeurs et dévore tout sur son passage.

Evidemment, il va rencontrer le Bermuda.

Mais nos héros sont courageux...

       Genre: Ce roman mêle aventure et fantastique. Les Personnages sont sympathiques, et on tremble pour eux.


Mon avis: C’est passionnant du début jusqu’à la fin... et d’une lecture aisée.

La chose qui ne pouvait pas exister, Moka, édition Ecole des loisirs, collection neuf, 1997, 162 pages.

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Sukkwan Island de David VANN

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     200 000 exemplaires vendus en France ...

Et pourtant je conseillerais aux âmes sensibles de s'abstenir... alors que, vous savez bien que je lis des romans assez durs...

 

      Résumé: Jim, père divorcé, emmène son fils âgé de 13 ans dans une île sauvage du sud de l'Alaska dans laquelle ils vont vivre une année en autonomie totale. Après plusieurs échecs personnels,  il espère ainsi se rappocher de son fils et repartir sur une vie plus équilibrée.

Mais le père, assez inconséquent et irresponsable, n'a absolument pas prévu cet isolement total, l'île est accessible uniquement par bateau ou par hydravion. 

Il pense pourvoir se nourrir sur place, il pense que la météo sera plus clémente et n'emporte pas suffisamment de vêtements chauds, pas assez d'essence pour leur petit bateau gonflable, il oublie également la présence des ours.. etc...etc...

Bref, au bout de quelques mois, c'est l'horreur, la situation devient inespérée et s'en suit un suicide affreusement décrit avec le transport du corps qui est encore plus insoutenable ...

 

      Mon avis: Au départ, on pense lire une expérience initiatique entre le père et son fils et ce huit-clos sauvage pourrait être très intéressant mais on tombe vite dans l'horreur aussi bien dans le scénario que dans le style d'écriture dont le vocabulaire descriptif est très cru.

Celui qui meurt n'est pas celui que nous préssentons, le responsable est vraiment "infect" et je modère mes mots...

      J'ai aimé: Le tout début.

     Je n'ai pas aimé cette histoire qui malheureusement restera bien  ancrée!

Sukkwan Island, David Vann,traduit de l'américain par Laura Derajinski, éditions Gallmeister, poche Folio 2012, 231 pages.

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