Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

<litterature americaine

American Dirt de Jeanine CUMMINS

            Nous sommes au Mexique dans les années 70, à Acapulco où Lydia mène une vie paisible avec Sébastien, son mari et leur fils. Sébastien est journaliste et Lydia a ouvert une librairie. Alors qu'ils fêtent un anniversaire, toute la famille soit 16 personnes sont assassinées froidement par des rafales de mitraillettes. Le cartel 'Los Jardineros" règne en maître sur la ville et est à la poursuite de Lydia et de son fils qui ont pu échapper à ce carnage. Lydia sait qu'elle est leur cible et s'enfuit immédiatement, s'éloignant de la ville au plus vite et espérant atteindre Denver aux Etats-Unis où vit son oncle. Lydia a compris que le commanditaire de ces meurtres est Javier Crespo Fuentes. Pourtant Lydia connaît bien Javier qui est un fervent client de sa librairie, un homme cultivé, intéressant avec lequel Lydia partage des discussions littéraires mais ignore son rôle dans le milieu mafieux. C'est un article de Sébastien qui déclenche la haine de Javier, un homme sans pitié.

           Commence alors la fuite de Lydia et son fils qui se joignent aux migrants qui traversent le pays pour rejoindre les Etats-Unis en toute illégalité.

          Un véritable road-trip, un récit haletant qui décrit un pays corrompu soumis aux cartels, organisations mafieuses qui "gouvernent" le pays avec violence . Une véritable chasse à l'homme qui décrit les difficultés pour ces hommes et ces femmes d'échapper à une vie de clandestins, une vie de misère.

Quelques infos complémentaires:

Voici un article de Publié le 13 septembre 2020

American Dirt », le roman polémique de Jeanine Cummins

Histoire d’un livre. Une Mexicaine et son fils fuient la mort qui leur est promise par les cartels. Ecrit par une Américaine, ce roman n’est pas passé inaperçu en plein débat sur l’appropriation culturelle.

Résume de l'article: La parution d'American Dirt aux Etats-Unis a soulevé une polémique sur la légitimité d'une New Yorkaise blanche à écrire sur la souffrance des migrants. Taxé d'appropriation culturelle, cet ouvrage à gros budget est accusé de faire de l'ombre aux authentiques auteurs latino-américains qui, faute d'armes commerciales aussi puissantes, peinent à faire entendre leur voix et celles des migrants. On lui reproche aussi de convoyer une image partiale et dépréciatrice du Mexique, imaginée depuis le côté le plus confortable du mur. Il est vrai que le roman a fait le choix de ne pas lésiner sur le sensationnel susceptible de renforcer la tension dramatique, amplifiant notamment les épreuves de ses personnages au moyen d'une intrigue, bien menée mais tout à fait improbable, entre Lydia et le chef du cartel. Diablement efficace quant à son suspense addictif, cet aspect de l'histoire semble davantage motivé par l'envie de distraire le lecteur que par une quelconque préoccupation politique ou humanitaire. Quelques « inconvenances » dans la promotion américaine du livre peuvent également renforcer l'impression d'un livre plus commercial qu'engagé. Malgré tout, on ne peut ressortir de cette lecture avec une pire image du Mexique qu'après avoir lu le très fiable et terrible 2666 de Roberto Bolaño. Manifestement documenté et bien mené, ce très prenant American Dirt ne peut, à sa manière, que contribuer à sensibiliser un plus large public à l'enfer des migrants latinos qui tentent de rejoindre les Etats-Unis, puis d'y rester. 

 

Voir les commentaires