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drame

ma dévotion de Julia KERNINON

Voici le 2ème livre du Prix CBPT 2019.

Toujours les mêmes critères de choix: un auteur francophone, un roman d'environ 300 pages, un roman n'ayant pas reçu de Grand prix.

 

Helen est octogénaire lorsqu’elle rencontre Frank par hasard à Londres. Cela va être l'occasion pour Helen de dire à Frank tout ce qu'elle n'a pas pu lui dire. Une confession écrite, parlée ou murmurée, le lecteur ne le sait pas, dans un long monologue de 6 heures.

C'est une longue histoire d'amour pour l'homme qui a le plus compté pour elle, avec lequel elle a le plus longtemps vécu. L'homme dont elle a fait naître la vocation de peintre. Un homme qu'elle a assisté, choyé, hébergé, nourrit, blanchit... et dont elle a tout accepté jusqu'à l'inacceptable. Si Frank est devenu célèbre, c'est à Helen qu'il le doit.

Helen retrace donc leurs histoires, leur cheminement de Rome où ils se sont rencontré enfants à Amsterdam, Boston et la Normandie.

Frank est un bel homme centré sur lui-même, odieux personnage axé sur son devenir, sa réussite.

Helen à l'opposé est totalement dévouée à Frank. Aimante, aidante et je dirai servante de cet homme.

Durant ma lecture j'aurai aimé secouer Helen, la réveiller, lui crier que cet homme se moque d'elle, profite d'elle mais l'Amour est là et Helen n'est pas dévouée mais à mes yeux elle est totalement soumise....

Et une fois de plus je ne vous en dirai pas plus... mais un drame se trame....

Une très belle écriture, des chapitres courts, une lecture fluide et rapide comme si le lecteur ne respirait plus pendant les 6 heures  qu'ont duré cette confession...

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La part des flammes de Gaëlle NOHANT

Le 4 mai 1897, tout le monde se presse rue Jean Goujon à Paris pour assister à la plus mondaine des ventes de charité. Cette vente se déroule dans un immense hangar: le Bazar de la Charité. De nombreuses dames de la noblesse participent à la préparation puis à la vente dans les stands. Les bénéfices vont aux plus pauvres.

1897, ce sont les prémisses de la cinématographie. Le matériel est prêt pour visionner des films de Paris ou de l'entrée en gare de locomotive. Pour alimenter la lampe du projecteur, c'est de l'ether qui est utilisé. La combustion des vapeurs d'éther permet l alimentation de la lampe du projecteur. Un manque de sécurité ou trop d'inconscience provoque des vapeurs qui vont immédiatement s'embraser, le toit est enduit de goudron, il n'y a que deux issues, les dames sont vêtues de larges robes, leurs cheveux sont  rincés au pétrole pour les rendre brillants.... bref tout est propice à une catastrophe.

Ce seront plus de 120 personnes, essentiellement des femmes qui périront dans cette fournaise.

Ce roman feuilleton très agréable, d'une écriture plaisante  s'appuie sur un événement réel du mois de mai 1897. Quelques personnages historiques (le préfet Lépine, le Duc et la Duchesse d'Alençon) agrémentent cette exo fiction sans être un roman parfaitement historique. Par contre quelques coupures de presse citées dans le roman sont extraites de journaux de l'époque.

Ce roman a remporte de prix des lecteurs en 2016.

Un roman qui m'a fait découvrir cette catastrophe mais aussi la vie bourgeoise de l'époque. Une lecture très prenante.

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Vivre près des tilleules de L'AJAR

 

Exrait: Cela faisait près de dix ans". C’est la première phrase du premier roman du collectif d’écrivains de l’AJAR (Association de jeunes auteur-e-s romandes et romands.

 

 

Ecrit à partir d'un journal intime fragmentaire de la romancière suisse Esther Montandon désormais disparue, Vivre près des tilleuls évoque la mort de sa fille Louise, âgée de quatre ans.
 
L’AJAR livre un premier roman "bouleversant", "épuré" et "bluffant", d’après l’avant-critique de Kerenn Elkaim parue dans le Livres Hebdo du 27 mai, qui explique que "c’est par la magie de ce texte inédit qu’on pénètre l’univers de cette femme écrivaine" dont "la voix résonne pour nous conter la difficulté d’enfanter".
 
L’Association de jeunes auteur-e-s romandes et romands s’est constituée le 28 janvier 2012 à Genève. Ses membres partagent un même désir : celui d’encourager et d’offrir une visibilité à la création littéraire par le biais de projets collectifs (lectures, rencontres et publications). Ils sont 18 à avoir contribué à l’écriture de ce premier roman.

L'histoire: Esther Montandon a perdu sa fille de 3 ans lors d'un terrible accident domestique. Ecrivain, elle n'a jamais écrit un mot sur sa douleur et sur son difficile travail de deuil. Vincent Konig est en charge d'archiver l'ensemble de ses documents et il va retrouver le récit des jours et des années qui suivront cet instant où tout bascule...

Mon avis: Un roman agréable à lire malgré la dureté du sujet:l a perte d'un enfant.

Ces jeunes écrivains relatent la vie avant, les souvenirs, les moments de bonheur mais aussi la vie après le drame: le manque, la solitude , la vie qui s'arrête.

Un roman qui ne tombe pas dans le pathos mais nous ébranle car la famille, le couple ne résistent pas à cette tragédie.
 

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Trois jours et une vie de Pierre LEMAITRE

Un roman noir et psychologique d'un auteur que j'apprécie énormément. Mais je ne voudrais pas trop en dire de cette petite merveille...

Nous sommes en 1999 à Beauval un village jurassien, Mr Desmedt est le maire de cette petite ville paisible et chef d'une entreprise de jouets en bois, il a 3 enfants dont le petit Rémi qui a 6 ans. Mme Courtin, divorcée est une femme rigide qui vit seule avec Antoine garçon de 13 ans solitaire et secret. D'autres personnages aux caractères bien détaillés et complexes accompagnent cette histoire. .

En 3 jours de temps, toute la vie d' Antoine va basculer. L'élément  déclencheur est la mort de Ulysse, le chien de Rémi auquel Antoine était très attaché ...

Un roman écrit sur 3 périodes différentes dont la fin est tout à fait inattendue et dramatique.

 

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Mille soleils de Nicolas DELESALLE

Un huit clos bouleversant qui nous emmène dans un endroit désertique d'Argentine: la Ruta 40.

A 7h35, quatre jeunes gens prennent la route pour rejoindre Mendoza et prendre un avion pour rejoindre Buenos-Aires.

A 9h23, Le Suzuki quitte la piste et part en tonneaux pour s'éteindre au milieu de nulle part.

La vie des ces quatre hommes va défiler devant nos yeux. Alexandre repense à toutes les femmes qui ont traversé sa vie, Wolfgang le malchanceux astrophysicien est un miraculé de la vie mais pas cette fois-ci, Simon part chercher de l'aide et  n'a qu'une idée en tête ne penser à rien et marcher... marcher... coûte que coûte et Vadim le taiseux, chercheur en physique des particules conduit le véhicule.

"C'est ainsi que l'on va pouvoir suivre tour à tour ce qui se passe dans la tête des personnages, connaître les pensées les plus sombres, les plus douces, les plus simples, les plus heureuses. Lorsque la mort nous touche, nous frôle, on voit la vie différemment..."

Un livre qui ne laisse pas indifférent et nous fait réfléchir sur le sens des choses, le sens de la vie.

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