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esclavage

Bakhita de Véronique OLMI

Un récit tiré d'une histoire vraie dramatique, étonnante et poignante.

Bakhita est née au Darfour vers 1869. Enfant, elle est enlevée et vendue à des négriers musulmans, elle subit violences et soumissions. Marches forcées, coups, humiliations, tortures sont le monde des esclaves dans lequel Bakhita est entrée.

Après 6 années de malheur, elle sera achetée pour la 5ème fois. mais cette fois-ci par un italien, consul à Khartum qui sera son sauveur.

Bakhita a tout perdu, son nom, sa langue, son village, lui reste sa beauté ...   « Elle ne sait pas comment elle s'appelle. Elle ne sait pas dans quelle langue sont ses rêves. Elle se souvient de mots en arabe, en turc, en italien, et elle parle quelques dialectes. Plusieurs viennent du Soudan, un autre de Vénétie. Les gens disent : « un mélange ». » P 13

...et son incroyable volonté de vivre, son obstination à faire le bien.

Véronique OLMI relate avec talent la vie d’une esclave devenue une religieuse vénérée en Italie, canonisée en 2000.

 

TIRE de WIKIPEDIA: Issue d'une famille composée de quatre sœurs et de trois frères, elle n'a que cinq ans lorsque sa sœur Kishmet est enlevée sous ses yeux par des trafiquants d'esclaves  en 1874. À son tour, alors qu'elle avait près de 9 ans, elle est la victime de négriers  musulmans qui la vendent et la revendent plusieurs fois, sur les marchés d' El Obeid et de Khartoum, en lui infligeant de mauvais traitements. Le traumatisme est si grand qu'elle en oubliera son premier nom. C'est ainsi qu'on lui donne le nom de Bakhita, qui signifie « la chanceuse ».

Elle appartenait à un général turc qui lui avait fait subir de cruelles scarifications (tatouages) quand ce dernier décida de vendre toutes ses esclaves. Bakhita est alors acquise par le consul d' Italie à Khartoum, Calisto Legnani, en 1883.

Joséphine a 14 ans et sa vie change alors radicalement : « Le nouveau maître était assez bon et il se prit d'affection pour moi. Je n'eus plus de réprimandes, de coups, de châtiments, de sorte que, devant tout cela, j'hésitais encore à croire à tant de paix et de tranquillité ».

Béatifiée le 17 mai 1992, elle a été canonisée  par Jean-Paul II le 1er octobre 2000.

Le pape dira à cette occasion : « Cette sainte fille d'Afrique, montre qu'elle est véritablement une enfant de Dieu : l'amour et le pardon de Dieu sont des réalités tangibles qui transforment sa vie de façon extraordinaire ».

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No Home de Yaa GYASI ***

"No Home" est le premier roman de Yaa Gyasi, américaine née au Ghana, pays qu'elle a quitté à l'âge de 2 ans.

Ce roman historique parcourt 3 siècles d'histoire du peuple africain en retraçant la vie de deux familles issues de deux demi-soeurs nées dans deux villages différents du Ghana au XVIIIème siècle.

Depuis le Ghana puis aux USA, ce sont deux lignées familiales qui racontent l'histoire du commerce triangulaire, notamment l'esclavage, la ségrégation, le métissage, le déracinement, les guerres entre tribus et l'apartheid.

Chaque chapitre est dédié à un descendant d'Effi ou de Esi, les deux demi-soeurs. Chacune a une destinée différente, l'une est mariée à un soldat anglais et aura une vie paisible, l'autre sera vendue pour travailler dans les plantations américaines.

Ces deux récits  s’entremêlent dans un style très agréable.

Une très belle lecture qui ne laisse pas indifférent.

 

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