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litterature francaise

Au coeur des Himalayas - Le Népal de Alexandra DAVID-NEEL

Quatrième de couverture: Au début du vingtième siècle, le Népal est encore pratiquement interdit aux étrangers. Grâce à quelques-uns de ses amis, et surtout grâce à une connaissance subtile de l’âme orientale, Alexandra David-Néel (1868-1969) parvient à y entreprendre le plus étonnant des voyages. Publié en 1949 mais longtemps demeuré introuvable, Au coeur des Himalayas relate le pèlerinage que « Jétsunema » (la « Dame-Lama ») effectua durant l’hiver 1912-1913 sur les lieux mêmes où vécut le Bouddha. Son récit éclaire une civilisation à la fois cruelle et mystique qui échappe à tous les critères d’analyse de la pensée occidentale. C’est une très riche leçon d’histoire humaine autant qu’une captivante expérience vécue.

Mes impressions: Après un séjour de 18 jours au Népal et essentiellement à Katmandu, je me suis empressée de lire A. D. Neel. Plusieurs choses m'ont marquée dans son récit. Tout d'abord, en début du siècle dernier,  il n'y avait rien que la campagne autour de Katmandou qui n'était quasiment qu'un village. Pour se rendre dans les différents temples, elle a traversé la campagne ou les rizières alors que les temples font partie de la même ville aujourd'hui. Et la circulation y est très dense (à pied, vélos, pousse-pousses, motos, voitures, bus et tracteurs). Katmandu est passé de quelques milliers d'habitants à 3 millions...

Ensuite, Alexandra David-Neel évoque souvent la saleté des temples. les lieux de d'offrande sont répugnants, les chiens viennent lécher le sang asséché déposé sur les sculptures, les fleurs fanées s'entassent... et c'est toujours d'actualité...

Par contre les gens sont comme aujourd'hui très gentils, prévenants et courtois. 

Il me reste à lire son récit sur le Tibet!

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L'ordre du jour de Eric VUILLARD

PRIX GONCOURT 2017


 

Photo de la jaquette: Gustav KRUPP qui comme d'autres industriels ont construit leur fortune  sur le dos des prisonniers des camps de concentration notamment.

 

Ce petit chef d'oeuvre historique d'Eric Vuillard relate une suite de rencontres déterminantes entre 1933 et 1938. Le rêve d'Hitler est d'unifier les pays de langue allemande en une Grande Allemagne dont il serait le maître absolu. En 1936, il signe l'Accord germano-autrichien qui reconnaît l'intégrité de l'Autriche et la non-ingérence de l'Allemagne. En 1938, soutenu par les nazis autrichiens, civils et membres du gouvernement, il arrache un nouvel accord au chancelier Schuschnigg, remplacé illico par le sinistre Arthur Seyss-Inquart.


Ce qui fait la richesse passionnante de ce livre est le questionnement constant de l'auteur sur l'attitude de ces hommes politiques : ignorance ou légèreté, aveuglement ou crédulité, expectative ou manque d'anticipation, laxisme ou manque de courage ? On se demande comment ces hommes à hautes responsabilités, Anglais autant que Français, ont fait pour se laisser impressionner et intimider par la stratégie de manipulation d' Hitler. Il prévoit déjà de les faire plier à sa volonté, ce qui conduira aux Accords de Münich de septembre 1938 qui scellent l'annexion des Sudètes à l'Allemagne et le début de la Deuxième Guerre mondiale.

Eric Vuillard est également cinéaste et il ne lui a pas échappé que tous les documents liés aux discours d'Hitler et à l'hystérie collective qu'il suscitait, sont des films de matraquage orchestrés par Josef Goebbels. 
Ce récit est une remarquable approche des éléments fondateurs de la Deuxième Guerre mondiale, certainement basé sur une documentation colossale et pourtant ramassé sur 150 pages. (Résumé tiré des Sources Babelio).                             Un ouvrage très clair et très intéressant.

 

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Vernon Subutex de Virginie DESPENTES

Un livre que je n'ai pas réussi à terminer... Société contemporaine certes mais avec tout ce qu'elle comporte: Haine, violence, drogue, escroqueries et j'en passe.

EXTRAIT de L'EXPRESS du 16 janvier 2015

Vernon Subutex est un grand livre parce que, précisément, il dérange. [...] Virginie Despentes est un écrivain remarquable, à la plume tantôt fine et tantôt déliée. On retrouve sa hargne, sa colère, à travers des phrases dures comme les pierres. On découvre son ton, précis et juste, loin de la caricature.

 

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La petite danseuse de quatorze ans de LAURENS Camille

J'ai toujours été attirée par cette sculpture de Degas, cette jeune ado pas très jolie au petit nez pointé en l'air et sa posture de danseuse peu élaborée. Le mélange des matières me fascine ainsi que les couleurs. Alors quand j'ai découvert ce livre dont je ne connaissais l'auteur que de nom je n'ai pas cherché à résister...

Elle est célèbre dans le monde entier mais connait-on son nom?                       On peut admirer sa silhouette dans plusieurs musées (Orsay) mais où est sa tombe?

Camille LAURENS va dévoiler ce personnage dans ce récit qui représente un volet de son doctorat " Pratique et théorie de la création artistique et littéraire". Ce qui explique les nombreuses notes et références qui ralentissent un peu le rythme de la lecture.


En 1881, exposée au salon des Indépendants, cette sculpture dérange voire scandalise... Elle est en cire alors que cette matière est prévue pour une étude préparatoire et non définitive. Elle est habillée de vrais vêtements comme une poupée, coiffée de vrais cheveux. Tous les artistes se précipitent vers cette sculpture enfermée dans une cage de verre et tous de s'exclamer: " Ce n'est pas de l'art! Quel laideron! L'art peut-il tomber plus bas?"


Les premières pages du livre de Camille Laurens nous dévoilent l'envers du décor: les coulisses de l'Opéra de Paris où le monde de la danse classique s'apparente beaucoup plus à une société permissive et malsaine pour le bon plaisir de ces messieurs.

Misère, travail harassant, prostitution, sont le quotidien d'un bon nombre de petit rats, vendus comme une marchandise par leurs familles. Un métier pénible et sans avenir pour la plupart... et moi qui regardait à la télé "L'âge heureux" étant petite, j'étais loin d'imaginer cet enfer...

L'auteur enquêtrice, retrouve les traces de la jeune ado et tente de la réhabiliter . Elle réussit cet exploit en parlant à cette jeune jeune fille, s'adressant à elle en la tutoyant. Son discours est plein d'empathie, de tendresse et de nostalgie.

Ainsi, ce personnage ne nous est plus inconnu et on aimerait en savoir plus... 
 

Les dernières phrases de ce récit me font encore frisonner:

L'auteur parle d'une autre sculpture: "L'ECOLIERE" et écrit:

"Tu as l'air de marcher tranquillement dans la rue, d'aller vers ton école. Je vais te laisser sur cette image qui me fait du bien. A moins qu'une autre ne convienne mieux au bizarre chagrin que j'éprouve à te quitter. C'est une oeuvre dont tu as pu être le modèle mais qu'on n'a jamais retrouvée, elle est seulement décrite dans une lettre dans une lettre de Jacques- Emile Blanche, en juin 1882, après une visite à l'atelier de Degas. il y a vu dit-il, unenouvelle sculpture de lui, un projet funéraire peut-être lié au décès d'une de ses nièces: " Une petite fille à moitié couchée dans son cercueil mange des fruits; à côté, un banc où la famille de l'enfant pourra venir pleurer (car c'est un tombeau)."

Je suis assise sue ce banc, Marie. C'est de là que je t'écris. "


 

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Mémé dans les orties de Aurélie VALOGNES ♥ ♥

"Faut pas Pousser Mémé dans les orties" ! Une expression que l'auteur utilise plusieurs fois avec beaucoup d'humour...

C'est dans une résidence très tranquille que vit Ferdinand, solitaire âgé de 83 ans. Sa femme l'a quitté au bout de dizaines d'années communes et Ferdinand ne comprend pas pourquoi... Or Ferdinand est insupportable, son malin plaisir est de déranger les autres notamment Madame Suarez la concierge.

Mais tout va changer à la "mort" de  Daisy sa chienne, la rencontre de Juliette petite fille qui a emménagé au-dessus de chez lui et de Madeleine, mamie de 92 ans...

Un joli roman plein de sentiments qui fait du bien!

""Chieuse" n'est pas dans le dictionnaire. C'est la meilleure ! Il faudra qu'on m'explique pourquoi on y met que des mots qui servent jamais ! Est-ce qu'on se sert de "chiffe" ou de "chiton" ? C'est peut-être mon dictionnaire qui est trop vieux. 1993. Les chieuses existaient déjà, non ?"

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Danser de Astrid ELIARD ♥ ♥

Une lecture plus calme voire reposante que mes précédentes lectures... Un roman à proposer  ma petite fille de presque 13 ans.

Un petit livre sympathique qui nous relate la vie de 3 jeunes adolescents reçus à l'opéra de Paris en tant que petit rat.

Chine, Delphine et Stéphane n'ont qu'un rêve: devenir Etoile de l'Opéra Garnier. Cela leur coûte beaucoup mais c'est leur passion.

L'auteur raconte avec beaucoup de finesse leur monde un peu à part bien qu'ils soient dans l'âge des découvertes, des émois mais aussi des peurs.

 

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Confidences à Allah de Saphia AZZEDDINE ♥ ♥ ♥ ♥

 En fermant ce livre j'ai poussé un grand soupir, me disant que le monde est fou...

Saphia Azzeddine nous raconte la vie de Jbara, petite bergère qui vit misérablement dans le fin fond du Maroc. Elle tombe enceinte, est reniée par sa famille et part vivre en ville se livrant à la prostitution.

C'est un récit poignant qui parle de l'oppression des femme au Maghred mais à laquelle Jbara ne se soumet pas même s'il en va de sa dignité et de sa liberté.

Le langage de ce récit est très cru voire vulgaire comme ce que vit le personnage.

Le récit est à la 1ère personne ce qui dérange encore plus et je pense que c'est la volonté de l'auteur... déranger, crier la misère qui existe toujours aujourd'hui dans ces pays du Maghreb.

 

Saphia Azzeddine, qui est née au Maroc et a grandi à Ferney-Voltaire, est une romancière franco-marocaine. Elle est également scénariste, actrice et réalisatrice. 

"Confidences à Allah", son premier roman (Éditions Léo Scheer, 2008), dont l’adaptation théâtrale a triomphé au festival d’Avignon et à Paris, l’a d’emblée imposée comme une des voix les plus singulières de sa génération.

Son film "Mon père est femme de ménage", tiré de son propre roman éponyme, reçoit le prix du public Europe 1 lors du Festival international du film de comédie de l'Alpe d'Huez en 2011.

En 2016, "Bilqiss" reçoit le Prix Littéraire des Lycéens et Apprentis de Bourgogne à Dijon. 

 

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Chère Brigande de Michèle LESBRE

Dans ce court roman, Michèle Lesbre s'adresse à cette chère brigande, Marion du Faouët, bandit de grand chemin, sorte de Robin des bois. Féministe, révoltée, libre, elle fut arrêtée plusieurs fois et pendue au gibet de Quimper en 1755.

C'est sous forme d'une lettre que l'auteur dialogue avec la brigande évoquant sa propre histoire. Les deux récits ainsi s'entremêlent.

Michèle Lesbre termine sa lettre par:

"Dors tranquille, chère brigande, tu m'as sauvée pendant quelques jours de notre démocratie malade, des grands voleurs qui , eux, ne sont presque jamais punis parce qu'ils sont puissants, de ce monde puéril. Tu n'étais pas un ange, mais les anges n'existent pas. Affectueusement." 

Un court roman intime, humain et sincère agréable à lire.

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L'adieu à la femme rouge de Vénus KHOURY-GHATA ♥ ♥

Après le passage d'un photographe dans le village, la femme aux cheveux rouges disparaît de la palmeraie laissant un mari et deux enfants bouleversés par son départ.

Ceux-ci vont parcourir l'Afrique de ville en ville à la suite des traces de la femme pour la retrouver à Séville.

Devenue top model, elle orne les murs de la ville pratiquement nue... Après une montée fulgurante, l'image de cette femme sera vite oubliée laissant place aux femme slaves plus appréciées...

Une écriture particulière qui ne manque pas d'intérêt.

Un roman sur l'exil, la famille, les migrants. 

 

Vénus Khoury-Ghata a publié une vingtaine de romans, et autant de recueils poétiques. Poète, romancière, critique littéraire, elle est l’un des plus grands noms de la littérature francophone contemporaine.
Elle a bâti au fil des ans une œuvre riche, alternant poésie et roman, qui a été couronnée de nombreux prix : Un faux pas dans le siècle (Belfond, prix Mallarmé 1982), Anthologie personnelle (Actes Sud, prix Supervielle 1997), Le Moine, l'Ottoman et la Femme du grand argentier (Actes Sud, prix Baie des Anges 2003). Son dernier roman, Sept pierres pour la femme adultère, paru en 2007 au Mercure de France, a connu un vif succès.


 

 

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Quand sort la recluse de Fred VARGAS ♥ ♥ ♥

De retour sur Paris pour un crime que Adamsberg résout rapidement, le commissaire découvre une série de décès d'hommes âgés. ces hommes décèdent à la suite de morsures de recluse qui produisent une nécrose des tissus.

Une araignée nuisible, une recluse dans un pigeonnier, d'affreux secrets dans un orphelinat... Un bon coktail pour cette nouvelle affaire que vous ne lâcherez pas tout comme Adamsberg!!!

Un très bon Vargas qui nous emmène de Paris à Lourdes et Nîmes... Bonne lecture !

 

 

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