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litterature francaise

Comme des frères de Claudine DESMARTEAU

     

         Quentin est le dernier à rentrer dans la bande de copains; des collégiens amis comme des frères.

         Il y a Kevin la brute, Ryan le lourdeau, Thomas le mal élevé, Lucas le mollasson, Saïd le sans-gêne, Idriss la jolie sœur un peu revêche jumelle de Quentin le bouc émissaire bien élevé et Raphaël, le narrateur.

         Ils entrent dans l'adolescence avec les premiers bouleversements, les premiers désirs, ils sont insouciants, se croient libres, invincibles. Ils errent, ils s'emmerdent, ils s'occupent comme ils le peuvent, ils traînent... Alors comme dans l'émission télévisée "Jackass" (arrêtée en 2002), ils publient des vidéos et se donnent des défis; sauter de branche en branche comme un singe, boire sa propre pisse...

         Mais le dernier défi sera idiot et dangereux car ils sont saouls et se sentent indestructibles. Ce défi, Raphaël le dévoile en fin de roman à plus de 20 ans, un drame inoubliable qui a détruit son adolescence.

        Ce roman est le 1er roman pour adulte de Claudine Desmarteau. Son écriture est réaliste, forte, brutale, tranchée et authentique comme peut l'être l'adolescence et la cruauté de cet âge.

        Amour, amitié, sexe, réputation, solitude, découvertes, alcool, études.... une réelle exploration de l'adolescence .

 

 

 

 

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Brèves de solitudes de Sylvie GERMAIN

       Une fois de plus c'est la 1ère de couverture très colorée qui m'a poussée à emprunter ce livre et je ne suis pas déçue.

      Pourtant lire un roman qui traite de la pandémie actuelle ne m'attirait pas tant que cela mais ne connaissant cette auteure que de nom, je me suis laissée faire!

      Une 1ère partie dans laquelle Sylvie Germain décrit la vie de quelques personnages qui profitent d'un square parisien; des gens de tous milieux, de tout âge, des gens qui s'ignorent...

     Dans la 2ème partie, nous retrouvons ces mêmes personnages dans leur quotidien de confinés! Et l'auteur met en avant des attitudes différentes, des comportements nouveaux, des regards attentionnés, des amitiés naissantes et des dons cachés qui resurgissent... Le tout dans un écrit recherché, agréable avec une analyse de caractères et de comportements dans laquelle chacun d'entre nous peut se retrouver.

      Certes la société actuellement est morose voire pessimiste mais c'est avec pudeur et sensibilité que l'auteur nous fait partager ces moments de vie plein d'espoir.

      Un petit roman qui se lit rapidement dans lequel chacun peut se retrouver...

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Etre un chêne: sous l'écorce de Quercus de Laurent TILLON

 

      Quatrième de couverture: Que diraient les arbres si on les écoutait ? A la suite de son premier livre Et si on écoutait la nature ? (Payot), Laurent Tillon s'attache aujourd'hui à raconter l'histoire d'un chêne pédonculé bien particulier de la forêt de Rambouillet. Alliant une sensibilité naturaliste développée depuis l'adolescence aux découvertes scientifiques les plus récentes, l'auteur est pour la première fois en mesure de réaliser la biographie de cet arbre majestueux en pleine force de l'âge.
      A travers la vie pleine de suspense et de rebondissements de ce chêne, c'est l'occasion de brosser, avec tendresse et humour, les portraits étonnants de toute une galerie d'êtres qui interagissent avec lui, du champignon invisible (mais néanmoins indispensable) au cerf et au loup en passant par le capricorne, le mulot et bien d'autres encore. Bien qu'en apparence parfaitement immobile, Quercus tisse des liens indéfectibles avec tous les habitants de la forêt.
      Prédation bien sûr, mais surtout coopération et alliances à tous les étages, du sous-sol à la canopée. Ayant dressé ses premières feuilles quelques décennies avant la Révolution française, dans un paysage de lande arborée difficilement imaginable aujourd'hui, Quercus raconte aussi un volet de l'histoire tumultueuse des hommes à travers leurs relations complexes et ambigües aux arbres. De la forêt royale vouée au seul divertissement de la cour jusqu'au souci du végétal qui irrigue maintenant des pans entiers de la société, Laurent Tillon évoque avec empathie l'émergence et l'évolution de la sensibilité au vivant.

 

 

Laurent TILLON: Chargé de mission Biodiversité et animateur du Réseau Mammifères au Département gestion durable et multifonctionnelle des forêts (GDMF) et à la Direction forêts et risques naturels (DFRN) de l'Office national des forêts ; membre du Conseil national de protection de la nature. Laurent Tillon intervient régulièrement dans la presse sur des questions liées à la biodiversité (France Inter, Libération).

 

 

      Mon Avis: Tout d'abord un grand MERCI à mon fils sans qui je ne me serai pas tournée vers ce livre et à son auteur qui nous sensibilise sur notre environnement sans tomber dans l'excès des écologistes.

      L'auteur vit près de la forêt de Rambouillet et depuis son plus jeune âge il se réfugie dans la forêt et notamment sous Quercus, un chêne né avec la révolution. Il dit se sentir bien sous cet arbre qui l'a "aidé" à prendre des décisions. Laurent Tillon s'intéresse à l'histoire de ce chêne et de son compère ou rival Fagus, un hêtre qui le jouxte. L'auteur nous explique les interactions entre les différentes espèces qui peuplent Silva, la forêt. Il y a des insectes, des oiseaux et différents organismes; mais plus particulièrement  Nemobius, le grillon, Neuroterus la guêpe, Canis le loup, Pinus le pin sylvestre, Cerembyx le capricorne, Dendiocops le pic épeiche, Lothar et Martin les tempêtes climatiques, et bien d'autres . Les animaux ou végétaux nous sont présentés simplement mais avec détails, ils  prennent vie dans cette forêt accueillante, créant un équilibre que seule la nature sait mettre en place... avec l'aide de la sylviculture et des nouvelles lois régissant les forêts.

        Un livre de vulgarisation très plaisant, d'abord facile d'accès et instructif qui donne envie de s'asseoir au pied d'un arbre pour le lire ou le relire.

        Petite question subsidiaire: A votre avis combien fallait de Chênes pour construire un navire à l'époque  de Louis XVI ???? Les mats étaient taillés dans des pins sylvestre ...

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Concours pour le Paradis de Clélia RENUCCI

       Un premier roman historique très bien documenté dans lequel action et histoire animent ce récit .

       Nous sommes le 20 décembre 1577, à la veille de la célébration de la venue de l'Enfant Jésus.

       Pour la énième fois le Palais des Doges brûle mais cette fois-ci rien ne subsiste de la salle du Grand Conseil, ni bancs, ni tribune, ni la dizaine de portraits des doges. Et de l'immense fresque représentant Le Paradis, il ne reste rien.

       C'est en 1578 qu'un concours pour recruter des peintres qui referont Le Paradis commence. Débutent alors des tiraillements, des jalousies, des passe-droits, des conflits familiaux pour enfin donner ce travail à 2 peintres: Véronèse et Tintoret. Deux peintres au sommet de leur gloire qui se vouent une haine sans nom....

        La création de cette toile va s'étaler sur 25 ans durant lesquels toute la médiocrité du monde est révélée. Les rivalités sont dans tous les domaines:  politiques entre Rome et Venise avec Concile de Trente,  Inquisition et surtout recherche de traces d'hérésies dans les œuvres picturales; humaines: entre les patriciens (aristocrates vénitiens) qui couvent chacun leur artiste; dans les familles où un père écrase son fils et l'empêche d'avoir un Nom; et bien sûr rivalités entre les peintres que dénonce avec habileté Clélia Renucci! La technique de préparation de la toile et de son exécution sont très intéressantes, détaillées sans être ennuyeuses.

       Un roman passionnant pour ceux qui apprécient l'histoire de l'art, d'autant qu'il est écrit de façon plaisante et prenante. Une atmosphère de cette époque très bien décrite et une course à la gloire qui dure 25 ans ou ... 260 pages!  

       

 

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De nos ombres de Jean-Marc Graziani

      Un premier roman d'un auteur Corse pompier de métier, diplômé d'histoire. 

      Nous sommes à Bastia où Joseph a grandi au sein de sa famille.  En 1954, il a 12 ans et s'aperçoit qu'il entend des voix...... Là j'ai songé à fermer le livre.... mais l'écriture est très belle et l'arrière-grand -mère de Joseph accepte ce don, le devine et le comprend. Elle va accompagner Joseph dans sa quête du passé... Car les objets qu'il découvre: un angelot dans un pied de lit, un anneau, un vieux disque trouvé dans un grenier, une lettre, une photo vont dévoiler des indices... et je n'en dirai pas plus!

        Laissez-vous emporter par la poésie de l'écriture de ce roman atypique qui mérite d'être lu. 

       Une construction inhabituelle et compliquée qui nous déroute, nous intrigue. L'auteur se perd un peu dans cette histoire et entremêle la sienne et s'en excuse... mais laissez-vous tenter!

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Des diables et des saints de Jean-Baptiste ANDREA

       Joe n'est plus tout jeune lorsqu'il joue sur les pianos mis à disposition du public dans les gares ou les aéroports, il ne  joue que du Beethoven en attendant quelqu'un....

       Dès les premières pages de ce roman, Joe interpelle le lecteur pour lui raconter son enfance. Orphelin à 14 ans, Joe est placé dans un orphelinat religieux. Religion et maltraitance seront son lot quotidien.

       Sans tomber dans le misérabilisme, l'auteur aborde le thème de l'abandon avec beaucoup de sensibilité et d'authenticité. Les souvenirs douloureux du pensionnat alternent avec le souvenir des cours de piano de Mr Rothenberg, le souvenir des fortes amitié au sein de cet orphelinat, le souvenir d'un premier amour...

      Un roman - récit qui aborde de nombreux sujets: Musique, amitié, amour, rêve.... mais aussi trahison, maltraitance, évasion et résilience.

       Un roman plein de sensibilité et d'émotions... En voici un extrait ....

       "Je n'étais pas un saint, je l'admets. Ceux de la Vigie encore moins, mais eux avaient une excuse. Quand on croise un enfant qui titube sous le poids d'un cartable ou un vieux qui peine à tirer une valise, on se précipite pour les aider. Ces gamins-là - je dis gamins mais, à l'exception de Souzix, c'étaient presque des hommes -, personne n'avait jamais offert de porter leur colère. On les laissait butter contre les trottoirs, et on regardait ailleurs. Tant pis s'ils tombaient. Ca valait mieux que d'être écrasé par ce qu'ils charriaient..

      Ils étaient durs, ils étaient drôles, ils étaient sans victoires.

     Mes amis.

     Les soirs de tristesse, les soirs de vin aigre, je pense encore à eux."

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Les morsures de l'ombre de Karine GIEBEL

 

 

      C'est mon 3ème Giebel et mon préféré! Car ce thriller démarre dès les premières pages et ne nous lâche plus! 

      Le commissaire Benoît Lorand ne se réveille pas aux bras d'une jolie maîtresse mais entre les barreaux d'une cellule dans une cave... La veille au soir, il a dépanné une jeune et belle femme rousse...... sa tenancière qui va faire ce qu'elle veut de lui. Son objectif est de le faire avouer de son crime par tous les moyens... et les moyens chez Karine G sont variés!!!!

      Un huis clos rondement mené, palpitant, poignant, sans temps mort.

      Culpabilité.... Crime... Vengeance...  Et finalement personne ne sort innocent...

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Oyana de Eric PLAMONDON

       Lors du dernier Prix LIVRENTETE des bibliothèques pour tous, nous avions découvert et plébiscité TAQAWAN de Eric Plamondon. Aucune déception en lisant ce court roman qui se déroule au milieu des baleines!

      Sur fond de violence politique au pays basque, nous découvrons un récit prenant dont l'issue est tout à fait inattendue.

      Le roman débute par une lettre qu'adresse Oyana à son mari. Elle veut lui dévoiler "la face cachée de celle avec qui il vit depuis des années"...

     Oyana est née en 1973 jour de l'attentat qui mit fin aux jours du 1er ministre de Franco. Elle passe sa jeunesse sur fond d' E.T.A. et n'est pas épargnée par cette organisation séparatiste basque. Elle rencontre Xavier au Mexique et l'épouse pour passer leur vie au Canada. 

     En 2018, l'E.T.A. est dissous et Oyana décide de revenir dans son pays d'origine...

     La tension de ce récit monte progressivement avec rebondissements  et retours sur le passé dévoilant dans les dernières pages l'histoire de ce couple.

 

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Pacifique de Stéphanie HOCHET

         Ce livre fait parti de la liste des 4 livres proposés pour le prix des Bibliothèques Pour Tous 2021.

        Voici le résumé/analyse  écrit par les bénévoles qui gèrent ce prix:

27 avril 1945. Isao Kaneda s’apprête à partir pour une mission suicide visant un navire ennemi. Honoré et fier de donner sa vie pour l’Empire, il adresse un hommage vibrant à sa grand-mère, issue d’une famille de samouraïs, qui l’a élevé selon les codes de loyauté du Japon ancestral. Tenaillé par une sourde angoisse à l’approche de sa mort imminente, il ne peut s’empêcher de douter de la valeur de son sacrifice au moment où la défaite s’annonce.
         Dans ce récit court mais dense, Stéphanie Hochet brosse le portrait du jeune homme, pétri de valeurs traditionnelles, habité par la beauté austère du théâtre Nô et formé aux arts martiaux. Par des phrases concises, ciselées, riches de multiples formes de poésie florale et de lyrisme guerrier, elle fait entrer son lecteur dans l’intimité du kamikaze qui se prépare au sacrifice ultime. Autour de la trame historique de la bataille du Pacifique, cet ouvrage livre une véritable réflexion culturelle et philosophique sur la force des traditions japonaises, le sens de l’honneur et le culte de l’Empereur, garant de l’intégrité nationale. L’émouvante force poétique du récit culmine dans un final d’une sérénité absolue. 

 

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La fièvre de Sébastien SPITZER

Livre proposé pour le prix des Bibliothécaires de l'association Culture et bibliothèques Pour Tous

            Memphis, juillet 1878 : un homme, blanc, meurt en pleine rue, victime d’un mal fulgurant. C’est le début d’une épidémie de fièvre jaune qui va très vite se répandre et décimer la population. Quatre personnages clés sont au cœur de la tragédie : une tenancière de maison close (Annie Cook), le dirigeant du journal local, proche du Ku Klux Klan, un ancien esclave noir et une petite métisse qui recherche désespérément son père.


            Inspiré d’une histoire dramatique et réelle, ce roman, passionnant et bien construit, se dévore ! Il y est question non seulement d’épidémie mais aussi de racisme : deux sujets d’une brûlante actualité. La brutalité des faits, la montée des périls, l’exode désespéré de la population dans une effroyable panique, les contradictions entre les nantis et les laissés-pour-compte, sont évoqués avec un grand réalisme dans un style très efficace. Passant d’un personnage à l’autre par petites touches, décrivant avec beaucoup de finesse et de justesse leur évolution, Sébastien Spitzer (Le coeur battant du monde) interroge les consciences, fait bouger les lignes, démontre que la nature humaine réserve parfois des surprises, que les "justes" ne sont pas toujours ceux sur lesquels on aurait parié et qu’une situation exceptionnelle peut faire naître des revirements inattendus dans un bon sens comme dans un mauvais. (Analyse de J.M. et M.-N.P. bénévoles et responsables du prix CBPT).

 

                Anne Cook, prostituée et infirmière dont le vrai nom est inconnu, aurait été une femme attirante d’origine allemande qui a grandi dans l’Ohio. Elle travaillait pour une famille du Kentucky, où on se souvenait d’elle pour avoir aidé les victimes pauvres de la variole. Après la guerre civile, Cook s’installe à Memphis et exploite Mansion House, un bordel haut de gamme sur Gayoso Street. En 1872, son bagnio était l’un des dix-huit dans la ville.

                Lorsque l’épidémie de fièvre jaune frappa Memphis en 1873, Cook congédia ses filles, ouvrit son élégante maison aux patients et les soigna de la fièvre. Elle répéta son acte de bienfaisance lors de l’épidémie plus dévastatrice de 1878, obtenant une réputation d’experte dans la prise en charge des victimes de la maladie. Deux de ses « détenues » ont suivi son exemple et se sont portées volontaires comme infirmières. Les articles de journaux ont attiré l’attention sur les sacrifices de Cook; même les « femmes chrétiennes de Louisville » ont salué sa générosité et l’exemple qu’elle a donné. Le 5 septembre 1878, Cook contracte la fièvre jaune. Elle est décédée le 11 septembre.

               L’Association Howard, une organisation de secours locale, a plus tard montré son respect en déplaçant sa tombe sur la parcelle de l’association dans le cimetière d’Elmwood. Dans l’appel de Memphis du 17 septembre 1878, elle fut saluée de façon victorienne comme une pécheresse convertie : « Par péché, la femme, dans toute la tendresse et la plénitude de sa féminité, fusionna, transfigurée et purifiée, deviendrait guérisseur. »

 

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