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Articles avec #litterature italienne catégorie

Si c'est un homme de Primo LEVI

Je viens de terminer ce récit alors que Simone Weil a fermé les yeux aujourd'hui. Une grande dame que j'admirai et dont il faut lire son autobiographie "Une Vie".

C'est la nouvelle édition qui célèbre les 70 ans de la parution de "Si c'est un homme" préfacée par Philippe Claudel qui m'a attirée.

Un récit bouleversant que je ne résumerai pas car vous en connaissez le contenu.

La préface est intéressante et dans l'appendice écrit par Primo Levi en 1976, celui-ci répond aux questions posées régulièrement par les lycéens ou les lecteurs.

Ainsi, l'auteur donne son avis sur le pardon, l'absence de rébellion , les camps russes, la haine des nazis pour les juifs etc.

En annexe vous trouverez: la préface de Promo Levi à "Commandant à Auschwitz, une interview par Philip Roth et un article paru dans la "Sampa": Le trou noir d'Auschwitz.

Vraiment une belle édition... Un bel hommage...

  

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Le sosie d'Adolf Hitler de Luigi GUARNIERI

        Le narrateur, un agent secret américain, est chargé de faire la lumière sur la véracité du suicide de Hitler. Durant son enquête qui durera plus de 15 ans il rencontre les derniers témoins du nazisme en Allemagne, en Uruguay et en Argentine.

        Ce roman retrace les derniers moments de A.H. dans son bunker à Berlin, sa maladie, la progression russe dans Berlin, le quotidien des prisonniers des goulags sibériens, mais aussi la façon dont les criminels nazistes ont réussi à s'expatrier en Argentine.

        "Le sosie de Hitler", Mario SChatten musicien très doué, trace le portrait d'un homme qui ressemblait étrangement à Hitler et dès les premiers paragraphes, on est happé par les transformations que le sosie doit subir pour ressembler davantage à A.H.

        Dans ce roman qui a toutes les caractéristiques du roman d'espionnage, des faits incontestablement réels et d'autres  irréels se mêlent à tel point que le livre terminé le lecteur est tenté de vérifier la véracité des faits....

A lire "Les bienveillantes" de Jonathan LITTEL

 

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Les jours de mon abandon de Elena FERRANTE

       Adepte de cette auteure, en attendant patiemment le 3ème tome des "Amies prodigieuses" je viens de lire son deuxième roman: "Les jours de mon abandon".

       Olga a trente-huit ans, un mari, deux enfants et un chien. Elle, qui a très envie d'être écrivain, renonce à sa carrière pour épouser Mario et se dévouer à sa famille qui semble mener une vie heureuse.
       Lorsqu' après plus de quinze ans de mariage, un après-midi d'avril, son mari lui annonce qu'il la quitte... son monde s'écroule. Sur le coup, elle n'y comprend rien, car elle n'a rien vu venir et elle pense même qu'il va revenir et que c'est juste un passage difficile.
Lorsqu'elle réalise qu'il ne reviendra pas, et qu'il l'a quittée pour une autre femme, elle se questionne, suppose et est dans l'incompréhension totale.
Pourquoi a-t-elle été abandonnée ?

       Olga vit très mal cette séparation...et le lecteur assiste, impuissant à la dégradation de son comportement... car elle sombre littéralement dans la dépression et se retrouve incapable de gérer son quotidien allant jusqu'aux limites de la folie... elle s'enferme dans son appartement, sans téléphone avec un fils malade et un chien mourant...

       L'auteure nous fait partager une situation qui devient inquiétante pour le lecteur... la psychologie des personnages est bien amenée, l'auteur prend soin d'adapter son langage à l'état psychologique de Olga, le ton pouvant être dur, violent voire très cru. Tout est dit sur les états d'âme du personnage principal allant même jusqu'à l'extrême.

       On comprend le rôle pesant d'une mère seule, la vision de la femme abandonnée, l'angoisse des années qui passent et la détérioration physique liée à la dépression, le regard objectif qu'elle porte sur elle-même et son incapacité à faire face à cette situation.

       C'est grâce à l'écriture de Elena Ferrante que je suis allée au bout de ce livre dont le thème est difficile, une femme qui se perd, se noie (cf la première de couverture) mais ne sombre pas...
       Je pense que l'auteure ne s'inquiète pas de ce que peuvent penser les lecteurs et fait fis des idées reçues c'est peut être pour cette raison que Elena Ferrante n'est qu'un nom de plume...

 

Voici un extrait d'une interview et un extrait d'article de journal:

L’anonymat pour se "libérer". Dans les rares entretiens qu'elle a accordés, à chaque fois par mail, Elena Ferrante a toujours affirmé que son anonymat était nécessaire pour donner plus de poids à ses personnages et à ses intrigues. Avant son premier livre, elle expliquait déjà: "Je pense que les livres, une fois qu’ils sont écrits, n’ont pas besoin de leurs auteurs. S’ils ont quelque chose à dire, ils trouveront tôt ou tard des lecteurs". "J’ai simplement décidé une bonne fois pour toutes, il y a de cela plus de vingt ans, de me libérer de cette angoisse qu’engendrent la notoriété et ce désir de faire partie d’un cercle de personnes qui réussissent, ceux qui pensent qu’ils ont gagné je ne sais quoi", se justifiait-elle enfin dans une interview à Vanity Fair en 2015, toujours par mail. "Jusqu’ici, cela a plutôt bien fonctionné".

Elena Ferrante n'avait d'ailleurs pas hésité à brouiller les pistes, en affirmant dans son dernier livre, La Frantumaglia, un recueil de lettres et d'entrevues accordées au fil des années, qu'elle était une pure Napolitaine, fille de couturière, et qu'elle avait grandi avec trois sœurs. Et non pas, comme Anita Raja (car on suppose qu'Elena et Raja ne font qu'une) , une traductrice romaine, fille d'un magistrat napolitain et d'une professeure d'allemand d'origine polonaise. Avant d'ajouter : "Je ne déteste pas les mensonges, dans la vie, je les trouve plutôt sains et de temps en temps, je m'en sers pour me protéger de l'extérieur."

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Le nouveau nom de Elena FERRANTE ♥ ♥ ♥ ♥

     Le nouveau nom est la suite de L’amie prodigieuse, qui évoque l’enfance et l’adolescence de Lila et Elena. L'auteure poursuit sa reconstitution de Naples des années cinquante à nos jours, dans une saga romanesque qui nous tient en haleine.

     Naples, années soixante. Le soir de son mariage, Lila comprend que son mari Stefano l’a trahie en s’associant aux frères Solara, les camorristes qui règnent sur le quartier et qu’elle déteste depuis son plus jeune âge. (La camorra est une organisation mafieuse italienne qui est née à Naples au XIXème siècle.)

     Pour Lila Cerullo, née pauvre et devenue riche en épousant l’épicier, c’est le début d’une période trouble : elle méprise son époux, refuse qu’il la touche, mais est obligée de céder. Elle travaille désormais dans la nouvelle boutique de sa belle-famille, tandis que Stefano inaugure un magasin de chaussures de la marque Cerullo en collaboration avec les Solara.

     De son côté, son amie Elena Greco, la narratrice, poursuit ses études au lycée et est éperdument amoureuse de Nino Sarratore, qu’elle connaît depuis l’enfance et qui fréquente à présent l’université. Quand l’été arrive, les deux amies partent pour Ischia avec la mère et la belle-sœur de Lila, car l’air de la mer doit l’aider à prendre des forces afin de donner un fils à Stefano. La famille Sarratore est également en vacances à Ischia et bientôt Lila et Elena revoient Nino...

     Une belle saga qui donne le ton de l'histoire de Naples et de l'Italie en général. des personnages très attachants... Que vont devenir Lila et Eléna... J'attends le 3ème tome avec impatience....

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L'amie prodigieuse de Elena FERRANTE ♥ ♥ ♥ ♥

     Nous sommes dans les années 50 à Naples, dans un quartier très populaire où la misère et les haines crées une atmosphère pesante, tout le monde se connaît, s'épie et se juge... l'Italie se remet difficilement de son passé fasciste.

    C'est ici que sont nées Lila et Elena dont l'amitié est le fil conducteur de ce roman. Elles deviennent amies pour ne pas se fâcher! C'est une amitié fusionnelle mais fragile, construite sur la jalousie et l'admiration de l'une envers l'autre.

    Toutes deux brillantes, Lila envie Elena à qui l'on permet de poursuivre ses études (pas facile dans ces années 50 pour une femme issue de ce milieu pauvre). Elle a compris qu'elle devait étudier pour pouvoir quitter son quartier, sortir de ce milieu qui lui pèse pour prendre sa vie en main.

     Elena envie Lila qui par son caractère est plus à l'aise, libre, désinvolte et prête à tout découvrir de la vie.

     Durant toute leur adolescente, elles seront en compétition, l'une se mariant à 16 ans et l'autre voulant être écrivain...

     Ce roman est fait de rebondissements et de violences familiales; heureusement, les peurs et la violence s'estompent un peu à mesure que les jeunes filles mûrissent. C'est une dure description de la vie des pauvres, de la "plèbe", comme le dit l'institutrice à la narratrice.

     C'est une histoire d'amitié certes, mais faite de fascination, de rivalité, de doutes sur soi et les autres.

Si j'ai lu ce livre c'est parce que le 2ème tome vient de paraître et a obtenu de bonnes critiques. Le libraire m'a conseillé de lire ce 1er tome et je ne le regrette pas bien au contraire j'ai envie de savoir ce que l'avenir réserve à ces deux jeunes filles...

A lire: "Le nouveau nom" que je vais bientôt découvrir et vous faire partager!

Attention 4 tomes sont prévus!

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