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Articles avec #fait divers catégorie

Laëtitia ou la fin des hommes de Ivan JABLONKA

Ivan Jablonka est historien et écrivain, professeur à l'université Paris 13. 

Dans ce récit d'un fait divers marquant , l'auteur veut avant tout "réhabiliter" Laëtitia, tuée dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011 près de Pornic,  la laver de ses souillures. Pour y parvenir, il va rencontrer les gens qui l'ont aimée, tous ceux qui ont reconstitué ses derniers jours, des journalistes, les personnes des services sociaux qui se sont occupés d'elle depuis sa plus tendre enfance ainsi que l'avocate de sa soeur jumelle, Cécile de Oliveira,. 

Il veut montrer qu'un fait divers peut être analysé comme un fait historique et révéler un état de la société: des familles détruites, des souffrances d'enfant restées tues.. et en ce début de XXIème siècle ce fait divers dévoile la pauvreté morale et financière, la vie difficile des zones péri-urbaines, les inégalités sociales, la vulnérabilité des enfants etc ... Il dénonce notre monde, un monde d'hommes où les femmes se font injurier, harceler, frapper, violer voire tuer. 

L'auteur dévoile les rouages de l'enquête, le rôle des médias, le fonctionnement de notre appareil judiciaire. Il dénonce l'aspect médiatique (trop grande importance donnée au meurtrier) et politique (réaction du Président Sarkozy) qu'a déclenché ce meurtre.

Je ne m'étendrai pas sur ce drame trop dur à relater, mais je vous conseille ce livre presque documentaire pour toutes les idées qu'il véhicule.

Ce livre a reçu Le Prix Medicis 2016.

 

 

 

 

 

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Le cimetière des poupées de Mazarine PINGEOT

Notre prochain club de lecteur a pour thème: "Les romans tirés de faits divers". Ceci explique cette lecture...

Mazarine Pingeot s'est inspirée d'un fait divers tragique pour écrire ce roman.

Que s'est-il déroulé dans la tête de cette femme coupable d'infanticide ?

L'auteure du roman s'est mise dans la peau de cette mère et c'est derrière les barreaux que cette femme écrit une très longue lettre à son mari, ne sachant pas s'il la lira.

 Le texte est écrit à la 1ère personne. Par ses explications, la mère nous dévoile petit à petit son vécu. Son enfance, sa vie de couple dans lequel elle n'est que l'ombre de son mari exigeant voire tyrannique. son amour pour son mari,  ses enfants au point de refuser de s'en séparer. Elle les accompagne partout et refuse de le laisser à ses parents.

Ce sujet sur l'infanticide est traité avec discrétion. Un acte que l'on ne peut pas pardonner et pourtant dans cette lettre (qui est un roman) cette mère appelle au secours , elle hurle son amour pour son mari, ses enfants. Son mari ne supporte pas les pleurs des bébés alors elle fait tout pour qu'ils ne fassent pas de bruit. On la sent sur le qui-vive dès qu'elle entend son mari rentrer.

Cette mère qui ne demande qu'à être reconnue, tente d'expliquer l'inexplicable, de se faire pardonner de l'impardonnable..

Ce roman ne laisse pas indifférent et se lit avec beaucoup d'émotions.

Ce que j'ai aimé c'est la discrétion sur le fait divers, on comprend dans la dernière page ce qu'à fait la narratrice. ce n'est pas du voyeurisme.

 

L'affaire Véronique Courjault, également appelée « affaire des bébés congelés » est une affaire criminelle française concernant Véronique Courjault, mère de famille ayant tué trois de ses nouveau-nés. 

Véronique Courjault, née Véronique Fièvre en 1968, est mariée à Jean-Louis Courjault, ingénieur né en 1966. Originaires de l'ouest de la France, ils se sont rencontrés étudiants à Poitiers  en 1987. Ils se marient et sont parents de deux garçons.

Ils résident quelques années en Charente Maritime puis en Touraine. Pour des raisons professionnelles, le couple déménage à Séoul en Corée du Sud en 2002 tout en conservant une résidence à Tours. C'est à Séoul que le père découvrira les corps.

Mazarine Mitterrand Pingeot[2] est une femme de lettres française, née le à Avignon. Elle est également professeur agrégée de philosophie]. Elle est aussi, de manière plus anecdotique, chroniqueuse culture. 

Elle est la fille de François Mittérand; ce lien de parenté est resté caché au grand public jusqu'en 1994. La révélation de sa filiation avec l'ancien président de la République a fait l'objet d'une très large couverture médiatique.

Auteur de nombreux romans, les thèmes de la famille, de la maternité et de l'enfance sont traités régulièrement dans son œuvre.

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California Girls de Simon LIBERATI


        Simon Liberati reprend, presque heure par heure, les actes des principaux membres de la "Famille Manson" entre les 8, 9 et 10 août 1969. Trois jours, sept morts affreuses. Le gourou maléfique ordonne à 4 de ses adeptes ( 3 adolescentes et un jeune homme) le meurtre de Robert Melcher, producteur des Beach Boys, qui serait responsable de son échec musical... mais Melcher est absent, et presque par hasard les 4 tueurs  assassinent de parfaits inconnus qui se trouveront être Sharon Tate, la compagne de Polanski enceinte de huit mois, un ami d'enfance de Polanski, sa compagne et le coiffeur de Sharon Tate.

        Meurtres atroces, qui nous sont décrits quasiment en temps réel, meurtres d'amateurs cruels. Ces meurtres seront suivis le lendemain de celui du couple La bianca, là aussi au hasard. Jamais Charles Manson ne participe. Il ne fait qu'ordonner.
        Les meurtrières sont des jeunes filles perdues, qui trouvent en Manson, gourou performant, une réponse à leur besoin d'attention, de reconnaissance et d'amour. Il est l'amour parfait, puisqu'il leur dit être le Christ...Ces âmes faibles succombent. Ces filles sont toutes en vie sauf une Sadie-Susan Atkins.

        Ce roman incarne le mal. Un Mal qui nait au coeur de hippies manipulés par un gourou raciste et paranoïaque, au milieu des palmiers, des surfeurs bronzés et des plages enchanteresses...Un mystère de plus dans l'être humain... Comment peut-il en arriver là?

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La mésange et l'ogresse de Harold COBERT

    

Harold Cobert raconte les faits, la capture et les interrogatoires d'un des plus célèbres couples du crime contemporain et explore jusque dans l'intimité des personnages.
    Il nous place dans la tête de deux des principaux protagonistes. Monique Fourniret, monstre de froideur et de maîtrise, et le commissaire belge qui n'aura de cesse de faire éclater la vérité. Un jeu du chat et de la souris, qui durera pendant de longs mois, entre le policier et «La mésange» comme la surnomme son binôme et mari Michel.
    L'auteur se sert des minutes du procès et des récits de différents témoins de cette affaire d'enlèvements et d'assassinats d'adolescentes, qui défraya la chronique en son temps pour nous narrer, dans toute sa monstruosité, le périple et les méfaits de ce couple au sang-froid à toute épreuve, qui passa à travers les mailles du filet pendant des années entre France et Belgique. (cf 4ème de couverture)

     Ce livre se situe entre roman et document et se lit comme un policier. Ce qui m'a glacé c'est que les personnages ont bel et bien existé ainsi que leurs nombreuses victimes qui n'ont pas tout été découvertes....
 

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L'opticien de Lampedusa de Emma-Jane KIRBY ♥ ♥ ♥

" Là, là-bas, des centaines. Les bras tendus, ils crachent, hoquettent, s'ébrouent comme une meute suppliante. Ils se noient sous mes yeux et je n'ai qu'une question en tête : comment les sauver tous ? " extrait 4ème de couverture.

"Si le vent s'était levé. S'il n'avait pas été qu'une simple brise. S'il avait provoqué la mer jusqu'à déchainer sa colère, soulevant des vagues furieuses. Si seulement..." extrait

Le héros de cette histoire vraie vit à Lampedusa, la minuscule île italienne qui depuis les printemps arabes voit échouer chaque année sur ses plages des milliers de migrants - vivants ou morts. Quinquagénaire, c'est un homme bien, attentif à sa femme, soucieux de ses enfants. Il tient un commerce d'optique. Harcelé par les charges qui ne cessent d'augmenter, il s'inquiète chaque année de devoir mettre la clé sous la porte. À part ça, ce Napolitain est heureux à Lampedusa où il a choisi de s'installer.

"Emma-Jane Kirby, journaliste à la BBC, a écrit ce roman d'après l'interview qu'elle a réalisée de cet homme qui, en 2013, se trouvait en mer quand cinq cents Érythréens ont fait naufrage. Elle a choisi de ne pas donner de prénom à son personnage. Elle l'appelle «l'opticien»." extrait du Figaro.

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